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Âme

de

Danse


L'âme du monde

Textes d'Autres

L'Âme Du Monde


Hier, ma femme me dit:

« C'est drôle Didier, tu devrais lire le chapitre de ce livre qu'une amie du Yoga m'a recommandé, c'est étonnant mais ce sont pratiquement, mot pour mot, les histoires que tu nous racontes à longueur de journée. »


Je lui réponds:

« Puisque ce sont les paroles de mes histoires, pourquoi veux tu que je le lise ? » …

« Parce que je crois, qu'en ce moment, tu les as oubliées ! »



En ce lundi de pâques, voici donc quelques paroles de sagesse, 13 écrits à méditer, que ma femme m'a délicatement et intelligemment rappelé… 

(Extraits de " l'âme du monde " : Le bonheur et le malheur sont en toi ou De l'acceptation de ce qui est")





1


Un sage pris la parole et dit :

« Ecoutez, ô enfants des hommes, le septième noble enseignement sur l'acceptation de ce qui est. L’attitude la plus importante, la voie royale, celle qui est le couronnement de la sagesse, c'est d'acquiescer à la vie. C’est d'accepter le réel. Ne pas refuser ce qui se présente. certaines choses peuvent et doivent être changés. Mais commençons par dire « oui » à la vie. Une maladie survient : acceptons là et faisons ce qu'il faut pour guérir. Nous pouvons à juste titre ressentir colère et tristesse, mais dépassons les. nous n'aimons pas tel trait de notre physique ou tel défaut de notre caractère ? Commençons par nous accepter et nous aimer tel que nous sommes, tel que la vie nous a dotés. Mettons ensuite en œuvre ce qu'il est possible de faire pour changer ce trait disgracieux ou améliorer ce défaut. Parfois nous sommes impuissants, car certaines choses ne dépendent pas de nous. Cela nous pousse à apprendre le « lâcher-prise », à ne pas vouloir tout contrôler, à grandir dans la confiance, dans le détachement, dans l'humilité, dans la sérénité, dans l'amour. »



2


Un sage prit la parole et dit :

« Bien souvent, nous rejetons la vie et nous croyons que c'est elle qui nous rejette. Lorsqu’une maladie ou une épreuve survient, nous sommes en colère contre la vie. Pourtant il arrive parfois que cette difficulté soit la conséquence de nos propres actes ou qu'elle nous soit envoyée pour nous faire bouger. C’est parce que nous nous sommes fermés à la vie, au changement, au réel, que bien des obstacles surgissent. Ils sont là pour nous faire évoluer. Pour nous faire prendre conscience que quelque chose n'est pas juste dans notre existence. Que nous avons refoulé dans notre inconscient un événement que nous refusons d'admettre. Mais au lieu de lire ces obstacles comme des signes de la vie, trop souvent nous nous fermons dans le refus et la crispation. Alors la souffrance ne fait qu'empirer. »



3


Un sage prit la parole :

« Un ancien maître de la sagesse a dit : Ne demande pas que les événements arrivent comme tu le souhaites, mais souhaite les comme ils arrivent et tu seras heureux. »



4


Un sage pris la parole et dit :

« Ce ne sont pas les éléments extérieurs qu'il faut chercher à changer, mais nos pensées et nos croyances qui conditionnent en grande partie ce qui nous arrive. Nous sommes ce que nous pensons, disait un ancien maître de la sagesse. Nos croyances et nos pensées influent de manière décisive sur le cours de notre existence. Bien souvent, ce que nous croyons ou ce que nous pensons devient notre réalité. Et nous filtrons aussi le réel en ne percevant en lui que ce qui vient confirmer nos croyances. Un homme pessimiste voit partout dans le monde des signes négatifs qui confirme son pessimisme. Un homme optimiste voit partout des signes d'espoir qui confirme son optimisme. Et la force de nos croyances ira jusqu'à produire des événements qui les confirmeront. Un homme craintif a beaucoup plus de chance de se faire agresser qu'un homme sans peur. Un homme complexé de se faire rejeter qu'un homme sûr de lui. C’est notre vision de nous-mêmes et du monde qui conditionne une bonne part des événements qui nous arrivent. »



5


Un homme imbu de lui-même fait couvrir de miroirs les murs et le plafond de sa chambre. Aimant s'y enfermer pour y contempler son image, il en ressort chaque fois plein d'assurance, prêt à affronter le monde. Un matin il quitte la pièce en oubliant de refermer la porte. Son chien y entre. Voyant d'autres chiens, il les renifle, grogne, menace ; comme les reflets le menacent aussi, il se rue sur eux en aboyant furieusement. Combat violent : les batailles contre soi-même sont les plus terribles ! Le chien meurt d'épuisement. Un sage passe par là tandis que le maître du chien, attristé, fait condamner la porte de la chambre.


_Laisser ouverte cette pièce lui dit-il. Elle a beaucoup à vous apprendre.

_Que voulez-vous dire ?

_Le monde est aussi neutre que ces miroirs. Selon que nous sommes admiratifs ou peureux, il nous renvoie ce que nous lui donnons. Soyez heureux, le monde l'est. Soyez anxieux, il l'est aussi. Nous y combattons continuellement nos reflets et nous mourrons dans la lutte contre nous-mêmes. Écoutez ceci : dans chaque être et chaque instant, heureux ou douloureux, facile ou difficile, nous ne voyons jamais que notre seule image. »



6


Un sage pris la parole et dit :

« Accepte les grandes lois de la vie et rien ne te troublera. La première, c'est que tout acte produit un effet: tu récoltes souvent ce que tu as semé. Consciemment ou inconsciemment, par tes actes ou par tes pensées, en cette vie, ou peut-être en une autre. N’accuse pas la vie où les autres. La seconde, c'est que tout est impermanent, éphémère, en perpétuel changement. Ne te crispe pas sur une illusion de stabilité et de sécurité. Accepte le changement, l'incertitude, la mort. Alors ton cœur sera toujours en paix. »



7


Un sage pris la parole et dit :

« On ne progresse pas malgré les épreuves et les difficultés quotidiennes, mais grâce aux épreuves et aux difficultés quotidiennes. De la même manière qu'on passe d'un étage à un autre non pas à cause des marches, mais grâce à elles. Les obstacles sont des marches qui nous font monter. Ne soyons pas les victimes des événements extérieurs, mais leurs disciples. »



8


Un sage pris la parole et dit :

« Apprenez à ne rien refuser de la vie. Le refus apporte bien plus de douleur que l'acceptation. vous supporterez mieux une souffrance physique en acceptant de la vivre qu'en la rejetant. Coulez vous dans la souffrance, laissez-vous envahir par elle comme on se laisse envahir par le froid au lieu de lutter inutilement contre lui. Étrangement, la douleur diminuera. Observez aussi la douleur comme faisant partie d'une globalité plus vaste que cette douleur. Accueillez-la, diluer là dans le vaste vase de la conscience et elle deviendra plus supportable. »



9


Un sage pris la parole :

« Le monde, vase spirituel, ne peut être façonné. Qui le façonne le détruira, qui le tient le perdra, a dit un ancien maître de la sagesse. L’homme moderne a la prétention de vouloir totalement contrôler sa vie et son environnement. Or c'est en voulant dominer le monde que le monde lui échappe et se révolte à travers maints désordres naturels. Et c'est en voulant tout maîtriser de sa vie que sa vie lui échappe à travers le développement de nombreuses maladies physiques et psychiques. »



10


Un sage pris la parole et dit :

« Il n'y a pas de métamorphose sans douleur. Pour vivre de grandes joies, il faut prendre le risque de traverser de grandes peines. »



11


Un sage pris la parole et dit :

« Notre vie est tissé de fils visibles et invisibles. Nous n'en voyons que les fils visible et nous nous insurgeons parfois contre la malchance ou le destin. Mais si nous pouvions en saisir la trame invisible, nous découvririons que tout événement qui nous apparaît défavorable porte de manière cachée un sens profond qui peut nous être bénéfique. Et bien des événements que nous jugeons malheureux nous apparaîtraient comme des chances si nous avions la connaissance de la trame invisible du destin. »



12


Un sage pris la parole et dit :

« Un vieux sage est assis sur le bord de la route, les yeux fermés, les jambes croisées, les mains sur les genoux. Soudain, sa méditation est interrompue par la voix puissante et agressive d'un guerrier.

_Vieil homme ! Dis-moi à quoi ressemblent le paradis et l'enfer ?

Le sage ne manifeste d'abord aucune réaction. Puis, peu à peu, il ouvre les yeux et esquisse un sourire, face au guerrier planté devant lui, de plus en plus impatient et agité.

_Tu désires connaître les secrets du paradis et de l'enfer ?

Toi, avec ton allure Misérable, avec tes bottes et tes vêtements boueux ? Avec tes cheveux hirsutes, ton haleine fétide, ton épée rouillée ? Toi qui es si laid, tu oses me demander de te parler du paradis et de l'enfer ?

Ivre de colère, le guerrier jure méchamment, sort son épée et la lève au-dessus de la tête du vieil homme. Son visage est cramoisi, les veines de son cou sont gonflées par la haine, alors qu'il s'apprête à trancher la tête du sage.

_Cela c'est l'enfer, lui dit doucement le vieil homme. Le guerrier arrête net son geste et reste bouche bée de stupéfaction, de respect, de compassion, devant cet homme qui a risqué sa vie pour lui prodiguer cet enseignement. Ses yeux s'emplissent de larmes d'amour et de gratitude.

_Et cela c'est le paradis, conclut Le sage. » 



13


Un sage pris la parole et dit :

« Tout le chemin de la vie, c'est de passer de l'ignorance à la connaissance, de l'obscurité à la lumière, de l'esclavage des sens à la liberté de l'esprit, de l'inaccompli à l'accompli, de l'inconscience à la conscience, de la peur à l'amour.

Cette quête, c'est la plus belle aventure qui soit : l'aventure intérieure de la sagesse. Pour cela, peu importe que tu sois riche ou pauvre, humble ou puissant, petit ou grand. La sagesse est offerte à tous. Elle se donne gratuitement. Il suffit juste de la désirer. Et toute la vie t'apparaîtra comme ce qu'elle est : un voyage initiatique.


Allons, mets-toi en marche et va vers toi-même !

Alors l'univers te sourira. »




Frédéric LENOIR


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