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La Complainte du Poivrot

 

 

Ma chère et si agréable petite bouteille de vin, HIC…

Je vais être franc avec toi, même si ça peut te faire de la peine,

je ne t'achèterai plus ! Oui je sais, c'est cruel mais que veux-tu ?

Je n'ai pas le sens de la demi-mesure et au lieu de déguster un verre de ton sublime nectar, Je me noie dans les profondeurs écarlates du tréfonds de ta bouteille. Dés que je t’ingurgite ma belle, Je tournoie sur moi-même, comme un grand danseur de Salsa Portoricaine, c’est comme dans un rêve, mais le HIC…

C’est que Je finis toujours le cul par terre !

 

Tu n’es pas gentille avec moi, HIC…

Non, tu n’es pas gentille avec moi… Tu me couvres de ridicule dès que je touche à ton culot... Quand je te verse et te délecte, jusque la dernière goutte de mon verre et que par phobie du vide je le remplis à nouveau, toi, tu restes là, impassible et inerte, VIDE, à me regarder faire de ton vert bouteille, snobant si lamentablement mon misérable verre… Tu me rends vert de colère, HIC…

Mais que t’ai-je fait ? Moi qui te montre tant d’amour... Si au moins tu étais câline, mais tu t’arranges toujours pour que je tombe de sommeil, en m’effondrant tout vêtu sur mon lit, vaincu !

 

Et puis tu es moqueuse ! Mais que tu es moqueuse, HIC…

Est-ce ma faute si au bout de 3 verres, je n’aligne pas plus de dix mots ? Est-ce ma faute si au bout de cinq verres, il ne reste plus que trois mots ? Et, est-ce ma faute si quand je tombe par terre, je larmoie tristement en appelant ma mère ? C'est juste pour demander de l'aide, HIC... Et, quand je chante fort et faux, fenêtres grandes ouvertes, c'est parce que je veux partager ma joie ! Aux voisins, aux passants, je donne tous l'amour que je te prends !

Et, franchement, est-ce ma faute si ne trouvant plus les toilettes, j’en viens, parfois, à me vider par terre ? Quelquefois seulement. Et, est-ce ma faute si quelques élans émotionnels se transforment en rots bruyants, aussi longs que puissants ?

NON, je te le dis et je resterai ferme, ce n’est pas de ma faute mais de la tienne ! Et cette fois, c’est fini, c’est la rupture, je ne t’achèterai plus !

 

Et puis, comme tu es jalouse, HIC…

Bou houhou, comment peux-tu être aussi jalouse ? Te souviens-tu du cirque que tu m’as fait lorsque je t’ai délaissé pour un verre de bière ? Et, le jour où j’ai préféré ta sœur jumelle, ignorant ton vermillon pour une robe plus claire… Mais bon vin blanc, c’était juste pour m’accompagner au bar, HIC… Pardon, je voulais dire pour accompagner mon bar… Oui, je reconnais que certains soirs, j’ai craqué pour une belle poire… Mais, ça ne méritait pas une prune !! Et puis, il n’y avait plus d'ami cognac ! Enfin, HIC… 

Tu peux comprendre, tout de même, que je ne puisse pas boire que Toi ? Et, tu peux comprendre qu'il m’est impossible de vous ingurgiter toutes ensemble, voyons !

Deux, voire trois ou quatre gnôles à la fois ? Non n’insiste pas, je ne le ferai pas... Je ne suis pas un surhomme, Moi ! 

Et puis, je te réserve presque tous les jours de la semaine, tu peux bien me laisser, de temps en temps, succomber aux sortilèges de ta famille brandevin et aux parfums sucrés de tes copines anisées, non ?

 

Mais, je te vois venir, HIC…

Et non, je n’irai pas sur ce terrain-là… Ce n’est ni de la trahison, ni de l’abandon et en aucun cas je ne demanderai ta permission car ce n’est que de l’adultère, HIC… Pardon, je voulais dire que ce n’est qu'un adulte qui se désaltère… Tu sais bien, du reste, que c’est toi que j’aime, du plus profond de mon gosier… Alors pourquoi tant de simagrées ? Qui d’autre que moi te garderai avec amour aussi longtemps dans son abdomen et le creux de ses bourrelets ?

D'ailleurs, tu vois bien que t’aimer me déforme... Et si ça continue, à force d’être rond, je deviendrai uniforme... Comme un ballon !

Non ma chère et tendre amie, je te le dis tout net, c'est fini entre nous ! Va trouver quelqu'un d'autre... Je ne t'achèterai plus !

 

A partir de maintenant, vive les ablutions de mon estomac et à bas les addictions de mon pancréas... Vive les eaux claires à tous mes repas, et à bas le trop plein de chair, comme tous les bouts de gras !

 

Voilà, ma chère et maintenant si désagréable petite bouteille de vin... Les nuances de ta robe me manqueront peut-être, mais tu te dégusteras seule, à présent, car moi, c’est juré, dès demain, je te laisse sur les rayons !!

Enfin, j’attendrai peut-être, aprés-demain, que se termine la dernière bouteille… Et puis, de temps en temps… Un petit ballon ?

HIC…

 

 

Didier

 

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