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Mes Maîtres de Danse

 

 

Qu'y a-t-il de plus beau que de vouloir transmettre son savoir ? 

Qu’y a-t-il de plus glorifiant, de plus respectueux, que de vouloir donner de son temps pour enseigner, à celui qui ne sait pas encore, ce que l’on sait déjà ?

Transmettre est un effort de tous les instants, un acte généreux, de partage, de patience et de courage par les remises en cause qu'il entraîne... Je respecte par-dessus tout, celles et ceux, qui un jour s'inscrivent dans cette tradition de la transmission quel que soit le savoir concerné car l'acte de transmettre touche l'essence même des mondes matériels, il pérennise les multiples connaissances, ces vérités universelles, matières premières de l'intelligence et sources intarissables de luminescence.

 

 J'ai réservé à la Musique et à la Danse depuis quelques années une place très particulière, pour y mettre une dimension spirituelle, je dirai même que ces deux savoirs font partis, à mon sens, des connaissances essentielles à acquérir dans une vie. Je suis convaincu, au risque de paraître quelque peu illuminé, que leurs apprentissages est un moyen de se préparer à « Être » dans les mondes supérieurs. D’ailleurs, la représentation populaire des Anges les montre presque toujours dans des situations où ils jouent d’un instrument et dansent comme si l'au-delà et son utopique paradis n'était fait que de cela, Musiques et Danses... Au risque de surprendre, je le crois vraiment.

 

Dans cet article, je voudrai clamer combien j'aime ceux que j'appelle respectueusement Mes « Maîtres de Danse », je les aime, les respecte et les remercie de m'avoir transmis de leur savoir. Grâce à eux, aujourd'hui, je m'évade joyeusement, inlassablement, sur ces pistes de danse, heureux de mes partages… « Vivant » ... Dans tous mes mouvements, au milieu des autres danseurs, avec ces corps qui bougent, ces regards qui se cherchent, ces visages qui s'expriment... Toutes les vibrations de la musique deviennent si puissantes, si présentes, je les ressens comme des transes, et je m'étonne alors de voir l'homme si prolixe de mots que je suis parler un autre langage, un langage du silence aussi puissant qu'un sermon de cathédrale...

 

Je remercierai à jamais mes instructeurs et je m'excuse auprès d'eux si je n’ai pas su prendre tous ce qu'ils avaient à me donner, si je n’ai pas su être à la hauteur de toutes leurs attentes. Sans vous, Mes « Maîtres de Danse », je ne serai aujourd’hui qu'une marionnette de foire, un guignol de cabaret dont le plaisir se résumerait à faire sourire de compatissants camarades sur des gesticulades de bals. Grâce à vous, je m'exprime autrement... J'ai parfois même cette merveilleuse illusion d'être un ange, déconnecté du temps, sans peurs, ni hontes, sans tabous, un ange vivant, ivre de joie, amoureux de ses instants...

Grâce à vous, parfois, à mon tour, je reçois la reconnaissance de ces quelques autres, inconnus dansants, ou illustres passants. Ce qui flatte l'ego n'est jamais mauvais à entendre, on peut ainsi se sentir, à notre tour, un peu grand, qu'importe s'il y en a de bien plus grands... 

Il y a tant de choses à apprendre, tant de progrès à faire, tant de perfections à chercher, tant de temps à attendre...

La seule compétition que je comprenne est celle que je livre à moi-même alors qu'importe si autour beaucoup sont plus grands. Il y a dautres talents plus faciles pour moi, l'Ecriture, Les Sciences Humaines, la Communication, les Quêtes Spirituelles, que sais-je encore ? Tant de choses m'intéressent... Mais la Danse est le seul talent dont je suis fier, c'est si difficile pour moi, mais c'est ce talent que j'ai choisi, pour tous ce qu'il m'apporte en multiples ressentis et en partages, mais aussi et surtout pour toutes ces difficultés qui s'opposent à mes dispositions naturelles, pour relever un vrai défi... Je ne connais réellement aucunes autres disciplines qui puissent me rendent aussi fier quand je regarde en arrière, aucunes... 

 

Parfois, il arrive que certains me demandent de leur apprendre à danser, c'est toujours une surprise pour moi car je n'ai pas fini mon propre apprentissage...  Je sais que cette âme d'instructeur existe en moi et je sais qu'un jour je donnerai à d'autres ce que Mes « Maîtres de Danse » m'auront appris... Je m'inscrirai, à mon tour, dans cette transmission des Savoirs essentiels et j'ai déjà commencé avec celles que j'appellais affectueusement mes « Padawans », Célia, Natasha, Laurie, Anne-Laure, et avant elles, Delphine, Camille, ainsi que toutes ces partenaires avec qui on se donne... Je m'inscrirai, un jour, dans cette tradition de la transmission, c’est une évidence... Je poursuivrai, ainsi, de la plus belle des manières mon propre apprentissage tant il est vrai que l’Élève est bien souvent le plus grand instructeur du Maître... 

 

Le Maître et l'Elève, l'Elève et le Maître...

Dans la tradition rabbinique et kabbalistique, ils sont indissociables, l'un et l'autre vont toujours ensemble. C'est de cette tradition que je suis issu et c'est dans cette tradition que je m'inscris encore aujourd'hui. De cette tradition ou jamais le Maître ne prends pour soi le mérite de l'Elève et ou jamais l'Elève ne garde pour soi le mérite qu'il doit à son Maître. C'est ainsi que l'Elève peut commencer à gagner une âme. Et c'est ainsi que le Maître sait qu'il conservera la sienne...

 

Dans cette tradition culturelle et spirituelle qui est mienne, il est dit que le fait de nommer quelqu’un en parlant de lui permet de l’honorer, et souvent même de le bénir… Alors, puisse-t'il en être ainsi de Mes « Maîtres de Danse », ceux du présent, du passé et du futur... 

 

Suivant cette tradition ancestrale, je vais donc citer le Nom de quelques-uns de mes Instructeurs...

Je ne peux les citer tous car ils sont nombreux à avoir croisé ma route, je ne vais nommer que ces quelques-uns qui ont radicalement changé ou influencé ma « vie danse » et je vais raconter ce parcours en reprenant mon histoire danse depuis le début...

Ce texte sera amené à être complété régulièrement, car évidemment ma vie danse est en cours et il y aura forcémment d'autres noms à citer, à honorer, ces futurs instructeurs que je ne connais pas encore, à l'instant ou j'écris ces lignes...

 

 

 

 

Le tout premier nom qui me vient à l'esprit, mon premier Maître à Danser, s'appelle Eugenio Salsenio.

 

J’ai rencontré Eugenio en 2002, il était jeune, il était beau, le latino par excellence plein de sensualité… Toutes les filles craquaient sur lui et puis il était drôle !! Il m’a enseigné pendant un an les rudiments de la Bachata dominicaine, le Merengue ainsi que la Salsa colombienne. Eugenio et son meneito… Tu m’as appris à aimer les danses latines, Eugenio, et à vouloir les danser, je t’en remercie encore aujourd’hui, Merci, mon ami…

 

Après cette année passée avec Eugenio, je suis resté 7 ans sans danser jusqu’à ce que je « LA » rencontre, mon second Maître à Danser... Nathalie Chaubet.

Belle brune prolixe de mots, de sourires et de rires... Elle est une amie qui m'est chère, qui ne m’a jamais délaissé, y compris dans les moments les plus difficiles. Je n'ai pas besoin de la voir pour savoir qu'elle compte pour moi et que je compte pour elle, il suffit de savoir que je pense à elle et qu'elle pense à moi, toujours... Cette championne de Rock m’a permis de gagner deux coupes dans sa discipline au challenge régional du Paris-Val de Marne, deux années de suite. Elle fut la première à me faire connaitre la scène dans des spectacles de toutes sortes… Elle m’a enseigné le Rock mais aussi toutes les bases de la Salsa Portoricaine, de la Bachata moderne, du Chacha, de la Valse, du Tango... J’ai passé avec elle de 2010 à 2012 des années que je n’oublierai pas... Merci d’avoir toujours été là pour moi, Nathalie, mon amie, je te dois tant...

 

En 2012, j’ai rencontré un Homme, j’ai rencontré Tinan Leroy et grâce à lui, la Salsa, ma passion naissante… Je rencontrais enfin l’Homme qui allait véritablement me faire comprendre cette musique et me la faire apprécier si différemment. Je rencontrais celui qui allait m’en révéler tant de secrets, tant de splendeurs, moi qui étais si ignorant... Je compris que cet Homme avait un pouvoir particulier qui ne s'exerçait pas que sur moi… Tinan avait le pouvoir de se faire aimer presque immédiatement, par n’importe qui… Il lui suffisait d'être Lui... Et nous de le rencontrer, ne serait-ce qu’une seule fois et il faisait irrémédiablement parti de notre clan. Avec lui, j’ai essayé de décoder le Son, le Son Montuno, le Chacha, le Guaganco, la Pachanga, la Timba, la Dura, le Bougaloo, la Romantica, le Latin Jazz, la Pachanga, le Mambo… Tant de Salsas différentes et puis aussi la Rumba avec toutes ses variantes… Je me rappelle de Tinan, un jour, incarnant un Dieu guerrier, dont j’ai oublié le nom, dans son travail de destruction, frappant autour de lui avec sa machette imaginaire. Qu’il était beau Tinan ce jour-là... Il était le Dieu guerrier celui que j’allais suivre abandonnant ma pudeur et mes tabous. Le temps de ce stage, imitant Tinan, je devenais à mon tour le Dieu guerrier…

Que Tinan était beau ce jour-là…

Quelques larmes me viennent toujours, tout comme hier, tout comme les jours qui ont suivi la triste nouvelle de son départ… Elles coulent sur mes joues sans que je ne puisse cacher ma peine… Maintenant qu’il est tout là-haut dans le ciel, maintenant qu’il n’est plus là… Comme promis, je ne t’oublie pas, Tinan, je parle toujours de toi… Puissent les Anges t’accompagner, encore et toujours… Tu étais mon Maître de Musique et mon Maître de Danse… Soit béni à jamais, repose en paix...

 

 

En Mai 2013, j’ai fait une triple rencontre, un lieu de danse, un couple de bachateros et un DJ, ces trois-là ont tout changé… Le Seven avec sa "Bachata Loca" est devenu mon nouveau temple. Le DJ David Pedron, Gourou, Maître du temple avec ses mixs incroyables, a changé mon univers musical fait exclusivement à l'époque de Salsa et Sébastien et Audrey devenaient mes nouveaux Maîtres à Danser. Ils étaient si beaux dans ce lieu magique… Depuis ce jour où je les ai vus évoluer sur la piste du Seven, j’ai voulu les imiter. J’ai suivi leur enseignement et je leur dois aujourd’hui d’être un Bachatero, c’est eux qui ont réussi l'exploit de me faire oublier la Salsa… Je ne vous remercierai jamais assez, Sébastien et Audrey, Merci pour tout ce que vous m’avez apporté…  

 

Mais avant de nommer mes autres Maîtres de Bachata, j'ai encore quelques Noms pour toi, ma très chère Salsa…

En 2012, parallèlement à Tinan dont je suivais les stages, je fréquentais l’école des danses latines et tropicales, j’y ai fait de nombreuses rencontres mais certaines ont transformées ma façon de danser… Laureen Nanni, Yannick Gueye et Armandino Tano…

En passionné de Salsa, il me restait à apprendre également la Cubaine, et ces trois-là ont été mes plus grands instructeurs dans ce domaine. Mais ce n’est pas seulement pour la Cubaine que je voudrai les citer…

 

Armandino a également changé ma façon de danser la Salsa Portoricaine. Pendant un an, j’ai suivi assidûment l’enseignement du bel italien aux tenues aussi déjantées que ses cheveux étaient relevés, j’ai presque envie de l’appeler la toupie italienne tellement il tournait sur lui-même. Je m’excuse auprès de lui si j'ai été un piètre élève qui a fini par délaisser la Salsa Portoricaine... Mais pour ma défense, je vous l’ai dit plus haut, Sébastien, Audrey, David Pedron, le Seven et sa Bachata loca venaient de passer par là… Je ne suis pas resté assez longtemps avec Armando pour progresser en Salsa Portoricaine et pour la Cubaine qui n'avait jamais été une priorité pour moi, une année, c'était largement suffisant... Merci mon Armandino de tout ce que tu m’as apporté, Gracié amico mio…

 

Et puis, Laureen Nanni... Elle m’a enseigné la Salsa cubaine mais surtout… La Bachata Sensuelle !! Moi, qui me découvrais une nouvelle passion avec la Bachata, Laureen a été pour moi comme un électrochoc, en seulement 3 mois, fin 2013, son enseignement a radicalement changé ma façon de voir la Bachata… La belle Laureen venait de me plonger dans cet univers de la Bachata sensuelle et de ses Maîtres Espagnols, désormais je savais maintenant comment je voulais la danser ! J’avais promis à Laureen qu’un jour, j’atteindrais le niveau nécessaire qui me donnerait le courage de l’inviter à danser, elle avait acquiescé et souri… J’espère te revoir, un jour, sur une piste de danse, Laureen, un jour, sur Paris ou ailleurs, pour que je tienne promesse, à toi aussi, je dis Merci…

 

Laureen est partie trop tôt de l’école des danses latines et tropicales pour rejoindre la Picardie… Alors, qui allait m’enseigner cette Bachata ibérique que j’aimais tant dorénavant ?

Il est arrivé comme par miracle, Yannick Gueye, le spécialiste de la Cubaine, venait lui aussi de se convertir à cette Bachata sensuelle espagnole. Yannick avait le don de vous décortiquer, Daniel&Désirée, Korke&Judith, comme si de rien n’était. Il vous enseigne toutes ces passes de festivals qui vous font rêver et soudainement, avec lui, l’impossible vous parait possible ! C'est le talent de Yannick, pédagogue hors pair, Maître instructeur rigoureux, aux choix musicaux judicieux. J’ai suivi pendant presque deux ans l’enseignement de la Bachata avec Yannick, il est mon principal et plus influent instructeur. Il avait l’habitude de me dire que mon plus grand défaut en danse provenait de ma plus grande qualité, Yannick me disait souvent : « quand tu danses Didier, tu es toujours dans ton monde et c’est bien, mais n’oublie jamais que tes danseuses ont besoin de toi pour y entrer, pour le partager »…

Mille Mercis Yannick, mon seul regret est de ne pas avoir pu te dire au-revoir avant mon départ de l’école... Merci pour tous ce que tu m'as apporté…

 

En novembre 2014, j’ai rejoint le champion de France de Bachata sociale, David de Lacaze, et sa merveilleuse partenaire, Emeline Callot, ils étaient doués, ils étaient beaux, et leur enseignement était d’une qualité rare. Ce temps passé à leurs côtés a permis d'enrichir et de diversifier ma Bachata, et puis, on s'amusait tant avec les copines et les copains. Certains parmi nous ont même trouvé l'amour, poésie immuable de la vie, dans la foulée de ce mémorable spectacle de danse ou la TeamBachata SoDance à grands coups de potions du druide Fredoramix a déchaîné les foules en délire... J'exagère beaucoup je le sais, mais c'est ainsi que je nous voie encore aujourd'hui... Je n'oublierai jamais notre druide, Mon Fred, Mon Bro, il nous a quitté... Il est tombé un jour de Décembre 2016 sur cette piste du Seven que nous aimions tant... Il ne s'est jamais relevé... Comme Tinan... Mon ami, Mon Bro, Mon Fred...

 

David de Lacaze était le Maître instructeur que je voulais rejoindre, celui qui allait me permettre de franchir un nouveau cap. De lui, je retiens ce plaisir de la danse sociale et le savoir-faire pour atteindre cette extase. Pour David, tout est dans le guidage du garçon, plus on l'améliore, plus on recherche la perfection, et plus on se rend compte que tout est possible avec une danseuse, tout devient accessible, adaptable. Précision du guidage, technicité, musicalité, voilà ce que je retiens de l'enseignement de David qui complétait si bien ma façon de danser la Bachata. David est, par ailleurs, une personne que je respecte et apprécie, c'est un garçon direct et franc.

 

Que dire d’Emeline, danseuse exigeante au styling si particulier, dont la technique de tours est un modèle d'école à reproduire ?

Je dois avouer que ce n'est pas la personne pour laquelle je suis venu à SoDance, mais c'est bel et bien celle pour laquelle j'en suis parti...

Fin janvier 2016, la semaine qui a suivi son éviction de notre groupe.

Je comprends les raisons de chacun et je n'ai surtout pas à les juger... Mais... Depuis ce jour, mon cœur a cessé de battre pour la team Bachata SoDance, quelque chose venait de se briser...

Je retiens d'Emeline la richesse des conseils quand elle passait dans nos rangs pour peaufiner l’apprentissage de ses élèves masculins, je retiens les précisions qu’elle nous apportait, toujours personnalisées, précieuses. Il m’est souvent arrivé de faire partager à mes partenaires de danse les conseils que donnait Emeline aux filles de notre cours.

Emeline au caractère extravertie, à la personnalité bien trempée, est une personne aimante, chaleureuse et dévouée, une affective passionnée… Elle est comme une mère louve capable de mordre et d'attaquer tous ceux qui osent approcher de trop près sa portée... Et nous étions justement cette progéniture, ses premiers élèves, ses bébés comme elle disait... Alors, elle nous a aimés, elle nous a aimés fort, comme seule une femme peut et sait le faire... Elle nous a aimés en mère louve qui allaite, exhibant ses louveteaux, hurlant aux yeux du monde combien elle en était fière...

Je les remercie tous deux de ce qu’ils m'ont donné et de l'amitié qu’ils m'ont apporter… Merci David, Merci Emeline…

 

En Septembre 2015, j'ai rejoint Morgan Castagné, le vice-champion du monde de l'époque, avec son originalité, son aisance technique, son énergie hors du commun, ses choix musicaux qui me transportent, sa capacité à marier différents styles de danses avec l’outrecuidance de révolutionner les dogmes. Ce véritable show man est devenu par la suite champion de France de Bachata avec Elodie, puis avec Manola et encore avec Monique et il a finit par devenir champion du monde avec sa protégée, Manola, sa splendide poupée. L'homme qui cumule les titres... Ou s'arrêtera-t-il ?  Il est si talentueux, si charismatique, ses cours, tout à son image, sont d'une rare technicité allant de l'isolation de chaque partie du corps jusqu'au contrôle parfait du mouvement, dans le respect du rythme et de la musicalité. Morgan nous apprends à être ce qu'il est le seul à pouvoir faire aujourd'hui, il nous apprends par son exemple la scène, il nous apprend le show ! 

C'est un garçon adorable, humble et jovial, un franc et honnête camarade, un ami... Un « Maître de Danse » capable d'entendre la critique et ouvert à la discussion sur son enseignement. Que ce soit sur les codes de guidages ou tout autre chose, Morgan n'a jamais eu peur des remises en question parce qu'il a l'humilité de celui qui sait et qui en est fort, mais de celui qui laisse toujours place au doute pour permettre à la perfection d’avancer encore.

Il a toujours affirmé que, malgré mon âge, j'avais encore la capacité de progresser, moi j'en doutais... Je l'ai écouté et j'ai travaillé car il était le « Maître de danse » et, au final, il devait avoir raison, on peut progresser quelque soit l'âge…

Morgan, tu es et resteras très probablement mon dernier Maître à danser la Bachata... Je vais maintenant continuer mon chemin vers ces autres danses qui m'attirent, tu le sais... Alors, Merci de ton enseignement et de ton soutien, Merci Morgan de ce que tu es...

 

 

Ces autres danses... 

 

Je me suis aperçu que j'ai toujours fonctionné dans la danse par cycles de 3 années... 2010 à 2013 furent les années Rock et Salsa, 2013 à 2016 furent les années dédiées à mon unique Bachata... Qu'en sera-t'il de 2016 à 2019 ?

D'autres danses évidemment. Ce sont rarement les Danses qui guident mes choix mais la Musique, toujours la Musique, à chaque fois que je me suis lassé de la Musique, j'ai changé de Danse et c'est ce qui a finit par arriver avec la Bachata, je m'en suis malheureusement lassé, et j'ai voulu danser sur ces musiques de radio, et puis j'avais envie d'apprendre une danse qui

 

En Septembre 2015, j'ai commencé le West Coast Swing... 

Comment rester insensible à cette danse quand on voit la beauté, la grâce, le swing et la sensualité de ce couple mythique, Jordan&Tatiana ? Comment résister à l'envie de danser sur presque toutes les musiques qui nous plaisent, celles du passé, du futur, du présent ? Parceque c'est Ça, le WCS !!

Et puis, je me suis aperçu que j'ai toujours fonctionné dans la danse par cycles de 3 années... 2010 à 2013 furent les années Rock et Salsa, 2013 à 2016 furent les années dédiées à mon unique Bachata... Et, 2016 à 2019… Le WCS ? 

J'ai eu la chance, grâce à mon amie Ingrid Schneider, de rencontrer deux danseurs instructeurs exceptionnels, Bret et Joëlle Navarre, juges internationaux de WCS. Leur enseignement dépasse très largement le cadre de leur discipline, ils sont impressionnants de pédagogie et de savoir « instruire », des chirurgiens décortiquant la danse, capables de vous faire sentir et comprendre exactement ce qu'il faut faire pour devenir le danseur espéré. Un couple rodé, au professionnalisme exemplaire... 

Bret et Joëlle, je suis si heureux de vous avoir rencontré, et je m'excuse encore de n'avoir pas poursuivi cet apprentissage du WCS avec vous, mais voilà une autre danse m'a attiré, vous le savez, et je n'ai pu lui resister... Je sais que vous aller quitter prochainement la région Parisienne, et je vous souhaite tous le succés et le bonheur que vous méritez, je serai toujours heureux de vous revoir, Merci Joëlle, Merci Bret...

 

En Février 2016, dans cette folle envie de danser sur d'autres répertoires musicaux à l'image du WCS, je suis tombé amoureux d'un couple et à travers eux, d'une danse... Alex de Carvalho et sa fabuleuse partenaire, Mathilde, aussi émouvante que belle et sensuelle. Ce sont "LES" Maîtres à danser du Zouk Brésilien, les spécialistes internationaux de cette danse envoûtante... Aussi technique et difficile que sublime et gracieuse. Cette danse nous emporte dans ses ballades enchantées sur une cadence de « Lent, Vite, Vite » qui ne cessent jamais... Une sorte de rêve éveillé ...

Et ça me correspond si bien... Quelle chance d'avoir à portée de mes pas de danses de tels Maîtres à danser... Alex et Mathilde, je suis amoureux, je ne peux que vous suivre !! C'est vous que je choisis, j'abandonne le WCS, c'est le Zouk Brésilien que je veux danser...

 

En Septembre 2016, j'ai donc suivit Alex et Mathilde mais c'est Alexis, Sabrina et virginie que j'ai trouvé car j'étais débutant mais je n'ai rien manqué tant leurs niveaux d'enseignants étaient élevés...

 

 

Et demain ?

Qui seront mes nouveaux « Maîtres de Danse » ?

Carine ASSAYAG, directrice de charme et d’intelligence de l’école Cap Danse ? Oui, certainement, car les routes se croisent toujours avec ceux qui doivent compter dans nos vies, un jour. Il me tarde de découvrir l’enseignement de cette incroyable"touche à tout" dont la gentillesse et la technique multi-danse n'ont d'égales que la patience et la pédagogie hors norme...

Je te remercie, Carine, de m'aider et de m'accompagner dans la réalisation de mes projets. Pour nous aussi l'aventure ne fait que commencer, il y a une histoire à écrire, et quelques années pour la réaliser...

 

Et puis encore un nouveau cycle... 2019 à 2022... 

Qui seront, à ce moment, mes futurs « Maîtres de danse » ?

Ils seront nombreux, c'est certain, ils sont si nombreux à être talentueux... Reviendrai-je, à ce moment, à la bachata ?

En suivant l'appel de Luis Costa pour sa Bacha-Tango que j’aime tant ? Ou bien reviendrai-je pour celui ou celle qui m'enseignera la subtilité des connexions et des déplacements de la Bachata Dominicaine ? Ou reviendrai-je pour participer à l'éclosion de la Bachata Nueva ? Mais aurai-je seulement quitté la Bachata ? 

N’irai-je pas, plutôt, vers celui ou celle qui sera mon Maître de Tango Argentin ? Cette danse que je vénère et conserve pour la fin... Comme s'il pouvait y avoir une fin... Qui sait ?

 

 

Je ne peux conclure cet écrit sans parler de mes partenaires, elles ne sont pas « Maîtres de Danses » mais elles m’ont apporté presque autant par la mise en application de tous ces enseignements.

L’une d’entre elles a eu une influence capitale dans mon apprentissage de la Bachata de mars 2014 à mars 2015 et participe encore à mes futurs projets de danse, aujourd'hui. Elle n’a pas ce titre officiel d’instructeur mais à mes yeux elle est, bel et bien, un véritable « Maître de danse » et son nom mérite tout autant d’être cité…

Ingrid Schneider m’a souvent coaché, conseillé, recadré, patiemment, amicalement, de si nombreuses semaines. Ses conseils ont toujours été doux, affectueux et avisés… Et si je vole maintenant de mes propres ailes, je sais que « sans elle », l’oiseau n’aurait pas pris son envol de la même manière et serait resté à voltiger au-dessus du nid… C'est un peu grâce à elle aujourd'hui que je me passionne pour le WCS et c'est encore grâce à elle si je m'intéresse au Zouk du Brésil... Tu peux être surprise, Ingrid, mais tu devais apparaître dans cet écrit... A toi aussi, Princesse, je dois un grand Merci...

 

 

 

 

Comment conclure cet article sur mes « Maîtres de Danse » ?

Il y a quelques temps, j’avais écrit un statut sur mon mur Facebook… Je voudrais, aujourd'hui, le dédier à tous les Maîtres de danse, de France et de Navarre, d'Europe et du Monde, connus ou inconnus, car ils sont les artistes que j'aurais rêvé être... Ces quelques mots leurs appartiennent, ils en sont le parfait reflet :

 

 

La perfection n’existe pas, c’est de l’imperfection que naît la beauté, de ce détail qu’il faut toujours améliorer…

Et le regard de l’artiste ne s’y trompe pas car c’est de ces détails qu’il reste à sublimer que se nourrit sa créativité.

La perfection n’existe pas... C’est un mythe, ici-bas, qui est la source et la richesse de notre immense diversité…

 

 

 

Didier

 

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