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Mes Maîtres de Danse

 

 

Qu'y a-t-il de plus beau que de vouloir transmettre son savoir ? 

Qu’y a-t-il de plus glorifiant, de plus respectueux, que de vouloir donner de son temps pour enseigner, à celui qui ne sait pas encore, ce que l’on sait déjà ?

 

Transmettre, est un effort de tous les instants, un acte généreux, de partage, de patience, et de courage par les remises en cause que cela entraîne... Je respecte par-dessus tout, celles et ceux, qui un jour s'inscrivent dans cette tradition de la transmission, quel que soit le savoir concerné, car l'acte de transmettre touche l'essence même des mondes matériels, il pérennise les multiples connaissances, ces vérités universelles, matières premières de l'intelligence, et sources intarissables de luminescence.

 

J'ai réservé à la Musique et à la Danse, depuis quelques années, une place très particulière, pour y mettre une dimension spirituelle, je dirai même que ces deux savoirs font partis, à mon sens, des connaissances essentielles à acquérir dans une vie. Je suis convaincu, au risque de paraître quelque peu illuminé, que ces apprentissages sont un moyen de se préparer à « Être » dans les mondes supérieurs. D'ailleurs, la représentation populaire des Anges les montre presque toujours dans des situations où ils jouent d’un instrument de musique et dansent, comme si l'Au-delà et son utopique paradis n'étaient fait que de Musiques et de Danses... Au risque de surprendre, je le crois vraiment.

 

Aujourd'hui, et pour les années qui viennent, j'écris cet article afin de clamer combien j'aime et admire ceux que j'appelle, respectueusement, mes « Maîtres de Danse ».

Je les aime, les respecte et les remercie de m'avoir donné de leur savoir. C'est grâce à eux que je m'évade joyeusement, inlassablement, sur les pistes de danse, heureux de mes partages, « Vivant », dans tous mes mouvements, au milieu de tous ces autres danseurs, de tous ces corps qui bougent, de tous ces regards qui se croisent, de tous ces sourires qui s'expriment... Il m'arrive, parfois, de ressentir les vibrations de la musique si fortement, qu'elles sont comme des transes, puissantes, omni présentes. Dans ces instants, je m'étonne, alors, de voir l'homme si prolixe de mots que je suis, parler un autre langage, un langage du silence, fort et puissant, aussi fort et puissant qu'un beau et grand sermon dans une messe de cathédrale... Sans mes « Maîtres de Danse », je ne serai aujourd’hui, qu'une marionnette de foire, un guignol de cabaret, dont l'unique plaisir dansant serait de faire sourire de compatissants camarades dans des gesticulades de bars. Grâce à eux, je m'exprime autrement, et j'ai parfois cette merveilleuse illusion d'être un ange déconnecté du temps, sans peurs, ni hontes, un ange « Vivant », ivre de joie, amoureux de tous ses instants... 

 

Je ne remercierai jamais assez mes instructeurs, et je voudrais, déjà, m'excuser auprès d'eux, si je n’ai pas su prendre tous ce qu'ils avaient à me donner, si je n’ai pas su être à la hauteur de toutes leurs attentes... Il y a tant de choses à comprendre, à apprendre, tant de progrès à faire, tant de perfections à chercher, et tant de temps à attendre... Mais, je patiente et j'apprends...

Il y a d'autres talents qui me sont plus naturels, plus faciles, que j'ai moins de mal à acquérir, comme l'Ecriture, les Sciences Humaines, la Communication, la Métaphysique, les recherches Spirituelles, le Coaching... Et que sais-je encore ? Il y a tant de choses qui m'intéressent... La Danse, c'est difficile pour moi, c'est tellement à l'opposé de mes dispositions naturelles, ce travail interminable du corps, cette géométrie de l'espace et du mouvement... Pourtant, c'est ce talent que j'aime travailler et que j'ai choisi de développer, j'aime me perdre dans la richesse de ces multiples ressentis qui me mettent à l'abri des émotions passagères, j'aime la chaleur et la diversité de tous ces infinis partages, j'aime la Musique, j'aime le Mouvement, j'aime me dire que je relève, à chaque fois, un défi, avec mon corps, avec mon âge, avec le temps... A la vérité, quand je regarde en arrière, je ne connais aucunes autres disciplines qui puisse me rendre si fier, qui puisse m'exalter autant, aucunes... 

 

Parfois, il arrive que certains me demandent de leur apprendre à danser, c'est toujours une surprise pour moi car je suis, encore, en apprentissage. Je sais que cette âme d'instructeur existe en moi, et je sais, qu'un jour, je redonnerai, à d'autres, ce que Mes « Maîtres de Danse » m'auront appris, un jour, je m'inscrirai, à mon tour, dans cette tradition de la transmission des Savoirs essentiels, c’est effectivement une évidence... Je poursuivrai probablement, ainsi, de la plus belle des manières, toujours, mon propre apprentissage, tant il est vrai que l’Élève est bien souvent le plus grand instructeur du Maître... Le Maître et l'Elève, l’Élève et le Maître... 

Dans la tradition rabbinique et kabbalistique, ils sont indissociables, l'un et l'autre vont toujours de pair. C'est de cette tradition que je suis issu et c'est dans cette tradition que je m'inscris, aujourd'hui. De cette tradition ou jamais le Maître ne prends pour soi le mérite de l’Élève, et ou jamais l’Élève ne garde pour soi le mérite qu'il doit à son Maître... C'est ainsi que l’Élève peut commencer à gagner une âme, et c'est ainsi que le Maître sait qu'il gardera, à tout jamais, la sienne...

 

Dans ma tradition culturelle et spirituelle, il est dit que le fait de nommer quelqu’un, en parlant de lui, permet de l’honorer et, bien plus encore, de le bénir… Puisse-t'il, alors, en être ainsi de mes « Maîtres de Danse », ceux du présent, du passé, et du futur...

Suivant, cette tradition ancestrale qui est mienne, je vais citer le Nom de quelques-uns de mes instructeurs. Ma liste s'allonge, chaque année, au fil de mes apprentissages, de ces quelques noms qui ont radicalement changé ou influencé ma « vie danse ».

Les personnes que je vais citer racontent, d'une certaine façon, mon histoire danse dans sa chronologie et dans ses aspirations au fil du temps... Puissent-elles être, comme il est dit, ainsi, bénies et honorées parmi les Hommes... Pour ma part, cet écrit est le témoignage de ma reconnaissance et le besoin profond de dire que jamais je ne les oublierai...

 

 

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Le tout premier nom qui me vient à l'esprit est celui de mon premier Maître à Danser, Eugenio Salsenio.

J’ai rencontré Eugenio en 2002, j'avais 39 ans, il était jeune, il était beau, le latino par excellence, plein de sensualité, toutes les filles craquaient sur lui, et puis, il était drôle !! Il m’a enseigné pendant 1 an les rudiments de la Bachata dominicaine, le Merengue ainsi que la Salsa colombienne... Eugenio et son meneito…

Tu m’as appris à aimer les danses latines et à vouloir les danser, Eugenio, je t’en remercie encore, aujourd’hui, Merci, mon ami…

 

 

Après cette année passée avec Eugenio qui a vu la célébration dansante et mémorable de mes 40 ans, je suis resté 6 ans sans danser, jusqu’à ce que je « LA » rencontre, mon second Maître à Danser... Nathalie Chaubet.

Cette belle brune, prolixe de mots, de sourires, et de rires, au caractère affirmé, est une amie chère qui ne m’a jamais délaissé, dans les moments de joies comme dans les moments plus difficiles. Je n'ai pas besoin de la voir pour savoir qu'elle compte pour moi et que je compte pour elle, il suffit de savoir que je pense à elle et qu'elle pense à moi, toujours... Cette championne de Rock m’a permis de gagner deux coupes dans sa discipline au challenge régional du Paris-Val de Marne, deux années de suite. Elle fut la première à me faire connaitre la scène dans des spectacles de toutes sortes. Elle m’a enseigné le Rock mais aussi toutes les bases de la Salsa Portoricaine, de la Bachata moderne, du Chacha, de la Valse, du Tango... J’ai passé avec elle de 2009 à 2012 des années que je ne pourrai pas oublier...

Nathalie, merci d’avoir toujours été là pour moi, mon amie, je te dois tant...

 

 

En 2012, j’ai rencontré un Homme, j’ai rencontré Tinan Leroy et grâce à lui, la Salsa, ma passion naissante… Je rencontrais enfin l’Homme qui allait véritablement me faire comprendre cette musique et me la faire apprécier si différemment. Je rencontrais celui qui allait m’en révéler tant de secrets, tant de splendeurs, moi qui étais si ignorant... Je compris très vite que cet Homme avait un pouvoir particulier, qui ne s'exerçait pas que sur moi… Tinan avait le pouvoir de se faire aimer presque immédiatement, par n’importe qui… Il lui suffisait d'être Lui... Et nous, de le rencontrer, ne serait-ce qu’une seule fois, et il faisait irrémédiablement parti de notre clan. Avec lui, j’ai essayé de décoder toutes les Salsas, le Son, le Son Montuno, le Chacha, le Guaganco, la Pachanga, la Timba, la Dura, le Bougaloo, la Romantica, le Latin Jazz, la Pachanga, le Mambo… Tant de Salsas différentes, et puis aussi la Rumba Cubaine avec toutes ses variantes… Je me rappelle de Tinan, un jour, incarnant un Dieu guerrier, dont j’ai oublié le nom, dans son travail de destruction, frappant autour de lui avec sa machette imaginaire. Qu’il était beau Tinan ce jour-là... Il était le Dieu guerrier, celui que j’allais suivre, abandonnant ma pudeur et mes préjugés. Le temps de ce stage, imitant Tinan, je devenais, à mon tour, le Dieu guerrier… Que Tinan était beau ce jour-là…

 

Quelques larmes me viennent toujours, tout comme hier, tout comme les jours qui ont suivi la triste nouvelle de son départ… Elles coulent sur mes joues sans que je ne puisse cacher ma peine… Maintenant qu’il est tout là-haut, dans le ciel, maintenant qu’il n’est plus là… Comme promis, je ne t’oublie pas, Tinan, je parle toujours de toi… Puissent les Anges t’accompagner, encore et toujours… Tu étais mon Maître de Musique et mon Maître de Danse…

Soit béni à jamais, repose en paix...

 

 

En 2012, parallèlement à Tinan dont je suivais les stages, je fréquentais l’école des danses latines et tropicales, j’y ai fait de nombreuses rencontres. Certaines ont transformées ma façon de danser comme, Laureen Nanni, Yannick Gueye et Armandino Tano…

En passionné de Salsa, danseur de Porto, il me restait à apprendre la Cubaine, et c'est la raison de ma venue dans cette grande école Parisienne, ces trois-là ont été mes plus grands instructeurs dans ce domaine... Mais ce n’est pas seulement pour mon apprentissage de la Cubaine que je voudrai les citer…

 

Armandino a changé ma façon de danser la Salsa Portoricaine. Pendant un an, j’ai suivi assidûment l’enseignement du bel italien aux tenues aussi déjantées que ses cheveux étaient relevés, j’ai presque envie de l’appeler la toupie italienne tellement il tournait sur lui-même. Je m’excuse auprès de lui si j'ai été un piètre élève qui a fini par délaisser la Salsa Portoricaine... Mais pour ma défense, je l'expliquerai plus bas dans cet écrit, Sébastien, Audrey, David Pedron, le Seven et sa Bachata loca venaient de passer par là… Je ne suis pas resté assez longtemps avec Armando pour progresser en Salsa Portoricaine, je le regrette encore aujourd'hui, mais pour la Cubaine, qui n'avait jamais été une priorité pour moi, une année, c'était bien assez...

Merci mon Armandino de tout ce que tu m’as apporté, excuse-moi encore de n'avoir pas été un élève plus appliqué, Gracié amico mio…

 

Et puis, Laureen Nanni...

Laureen m’a enseigné la Salsa cubaine, mais ce que je retiens surtout, de Laureen, c'est qu'elle m'a fait découvrir la Bachata Sensuelle !! J'avais une passion naissante pour la Bachata, et Laureen a été pour moi comme un électrochoc ! En seulement 3 mois, fin 2013, son enseignement a radicalement changé ma façon de voir et de danser la Bachata… La belle Laureen venait de me plonger dans l'univers de la Bachata Sensual et de ses Maîtres Espagnols, désormais, je savais comment j'allais danser la Bachata ! 

J’avais promis à Laureen qu’un jour, j’atteindrais le niveau nécessaire qui me donnerait le courage de l’inviter à danser, elle avait acquiescé et souri… Mais, voilà, je n'ai plus jamais croisé, Laureen, sur une piste de danse... J'espère qu'un jour, sur Paris ou ailleurs, je pourrai tenir cette promesse, à toi aussi, Laureen, je dis Merci…

 

Laureen est partie trop tôt de l’école des danses latines et tropicales pour rejoindre la Picardie… Alors, qui allait m’enseigner cette Bachata ibérique que j’aimais tant dorénavant ?

Il est arrivé comme par miracle, Yannick Gueye, le spécialiste de la Cubaine, venait lui aussi de se convertir à cette Bachata sensuelle espagnole qui, je le rappelle, à ce moment n'existait pratiquement pas en France, uniquement en Espagne... Yannick avait le don de vous décortiquer, Daniel & Désirée, Korke & Judith, comme si de rien n’était. Il vous enseignait toutes ces passes de festivals qui vous font rêver, soudainement, avec lui, l’impossible devenait possible ! C'était le talent de Yannick, pédagogue hors pair, Maître instructeur rigoureux, aux choix musicaux judicieux... J’ai suivi pendant presque 2 ans l’enseignement de la Bachata, avec Yannick, il est mon principal et plus influent instructeur. Il avait l’habitude de me dire que mon plus grand défaut en danse provenait de ma plus grande qualité, ma capacité à vivre mes danses. Yannick me disait souvent : « quand tu danses Didier, tu es toujours dans ton monde et c’est trés bien, mais n’oublie jamais que tes danseuses ont besoin de toi pour y entrer et le partager », comme il avait raison…

Mille Mercis Yannick, mon seul regret est de ne pas avoir pu te dire aurevoir avant mon départ de l’école... Merci pour tous ce que tu m'as apporté…

 

 

En Mai 2013, ma vie danse a littéralement basculée, j’ai fait une triple rencontre, un lieu de danse, un couple de bachateros et un DJ, et ces trois-là ont tout changé !!

Le Seven avec sa " Bachata Loca " est devenu mon nouveau temple, son DJ, David Pedron, en était le Gourou, il était le Maître de ce temple... Avec ses mixes incroyables, il a changé mon univers musical fait exclusivement à l'époque de Salsa. Et, Sébastien et Audrey, sont devenus mes nouveaux Maîtres à Danser, ils étaient si beaux dans ce lieu magique, depuis ce jour où je les ai vus évoluer sur la piste du Seven, j’ai voulu les imiter, et j’ai suivi leur enseignement... Ils ont fait de moi, un Bachatero, ils ont réussi l'exploit de me faire oublier la Salsa… Je ne vous remercierai jamais assez, Sébastien, Audrey, David... Merci pour tout ce que vous m’avez apporté…  

 

 

En novembre 2014, j’ai rejoint le champion de France de Bachata sociale, David de Lacaze avec sa merveilleuse partenaire, Emeline Callot, ils étaient doués, ils étaient beaux, et leur enseignement était d’une qualité rare. Ce temps passé à leurs côtés a permis d'enrichir et de diversifier ma Bachata, et puis, on s'amusait tant avec les copines et les copains... Certains, parmi nous, ont même trouvé l'amour, poésie immuable de la vie, dans la foulée de ce mémorable spectacle de danse ou la Team Bachata SoDance à grands coups de potions du druide Fredoramix a déchaîné les foules en délire... J'exagère peut-être un peu, mais c'est ainsi que je nous voyais... Je n'oublierai jamais notre druide, Mon Fred, Mon Bro, qui nous a quitté... Il est tombé un jour de Décembre 2016 sur cette piste du Seven qu'il aimait tant, il ne s'est jamais relevé... Comme Tinan... Mon ami, Mon Bro, Mon Fred, toi à qui je dois l'idée de ce site, mes larmes ne cesseront jamais de couler, ce que nous avons partagé sera toujours en moi et je ne saurai t'oublier...

 

Pour revenir à mon histoire, David de Lacaze était le Maître instructeur que je voulais rejoindre, celui qui allait me permettre de franchir, un nouveau cap. De lui, je retiens ce plaisir de la danse sociale et le savoir-faire pour atteindre cette extase. Pour David, tout était dans le guidage du garçon, plus on l'améliore, plus on recherche cette perfection, et plus on se rend compte que tout est possible avec une danseuse, tout devient accessible, adaptable. Précision du guidage, technicité, musicalité, voilà ce que je retiens de l'enseignement de David...

Et que dire d’Emeline, danseuse exigeante, au styling si particulier, dont la technique de tours est un modèle d'école, à reproduire ?

Je dois avouer que ce n'est pas la personne pour laquelle je suis venu à SoDance, mais c'est bel et bien celle pour laquelle j'en suis parti...

Fin janvier 2016, la semaine qui a suivi son éviction de notre groupe...

J'avais bien compris les raisons de chacun et je n'avais surtout pas à les juger... Mais, voilà, depuis ce jour, mon cœur a cessé de battre pour la team Bachata SoDance, quelque chose venait de se briser, je les ai quittés... Je retiens d'Emeline la richesse de ses conseils quand elle passait dans nos rangs pour peaufiner l’apprentissage de ses élèves masculins, je retiens les précisions qu’elle nous apportait, toujours personnalisées, précieuses. Il m’est, d'ailleurs, souvent arrivé de faire partager à mes partenaires de danse les conseils que donnait Emeline aux filles de notre cours. Emeline, au caractère extraverti, à la personnalité bien trempée, est une personne aimante, chaleureuse et dévouée, une affective passionnée… Elle est comme une mère louve capable de mordre et d'attaquer tous ceux qui osent approcher de trop près sa portée... Nous étions sa progéniture, ses premiers élèves, ses bébés, comme elle disait... Alors, elle nous a aimés, elle nous a aimés fort, comme seule une femme peut et sait le faire... Elle nous a aimés en mère louve qui allaite, exhibant ses louveteaux, hurlant aux yeux du monde combien elle en était fière...

Je les remercie tous deux de ce qu’ils m'ont donné et de l'amitié qu’ils m'ont apportée… Merci David, Merci Emeline…

 

 

En Septembre 2015, j'ai rejoint Morgan Castagné, le vice-champion du monde de l'époque, avec son originalité, son aisance technique, son énergie hors du commun, ses choix musicaux qui me transportaient, sa capacité de marier la Bachata à différents styles de danses avec l’outrecuidance de révolutionner les dogmes. Ce véritable show man est devenu par la suite champion de France de Bachata avec Elodie, puis avec Manola, et encore avec Monique, et il a fini par devenir champion du monde avec sa protégée, la jeune et belle, Manola, sa splendide poupée. L'homme qui cumule les titres... Ou s'arrêtera-t-il ?  Il est si talentueux, si charismatique... Ses cours, tout à son image, sont d'une rare technicité allant de l'isolation de chaque partie du corps jusqu'au contrôle parfait du mouvement, dans le respect du rythme et de la musicalité. Morgan nous apprend à être ce qu'il est le seul à pouvoir faire aujourd'hui, il nous apprend par son exemple, la scène, il nous apprend le show ! 

C'est, de plus, un garçon adorable, humble et jovial, un franc et honnête camarade, un ami... Un « Maître de Danse » capable d'entendre la critique et ouvert à la discussion sur son enseignement. Que ce soit sur les codes de guidages ou tout autre chose, Morgan n'a jamais eu peur des remises en question parce qu'il a l'humilité de celui qui sait et qui en est fort, mais de celui qui laisse toujours place au doute pour permettre à la perfection d’avancer encore.

Il a toujours affirmé que, malgré mon âge, j'avais encore la capacité de progresser, moi j'en doutais... Je l'ai écouté et j'ai travaillé car il était le « Maître de danse » et, au final, je n'avais pas le droit de ne pas le croire, si Morgan l'affirme, alors on doit pouvoir progresser quel que soit l'âge…

Morgan, tu es et resteras très probablement mon dernier Maître à danser la Bachata... Je vais maintenant continuer mon chemin vers ces autres danses qui m'attirent, tu le sais...

Alors, Merci de ton enseignement et de ton soutien, Merci Morgan de ce que tu es...

 

 

J'ai toujours fonctionné dans la danse par cycles de 3 années... 

2010 à 2013 furent les années Rock et Salsa, 2013 à 2016 furent les années dédiées à mon unique Bachata... Quelles danses pour les années 2016 à 2019 De nouvelles, évidemment...

A dire la vérité, ce ne sont jamais les Danses qui ont guidé mes choix, c'est la Musique, toujours la Musique, à chaque fois que je me suis lassé de la Musique, j'ai changé de Danse... Et, c'est ce qui a finit par arriver avec la Bachata, je me suis, malheureusement, lassé d'en écouter, c'était devenu presque une aversion... Alors, j'ai voulu danser sur ce qu'on entendait à la radio, j'ai voulu apprendre une danse qui me permettrait de danser sur toutes ces musiques mais le choix était restreint, le Cha Cha Cha qui ne se danse plus, le West Coast Swing, le Zouk Brésilien, et plus rien... 

Mon hésitation fut de courte durée, en Septembre 2015, j'ai commencé le West Coast Swing... Comment rester insensible à cette danse quand on voit la beauté, la grâce, le swing et la sensualité de ce couple mythique, Jordan & Tatiana ?

Comment résister à l'envie de danser sur presque toutes les musiques qui nous plaisent, celles du passé, du futur, du présent ? Parce que c'est Ça, le WCS !! 

J'ai eu la chance, grâce à mon amie Ingrid Schneider, de rencontrer deux danseurs, instructeurs exceptionnels, Bret et Joëlle Navarre, juges internationaux de WCS. Leur enseignement dépasse très largement le cadre de leur discipline, ils sont impressionnants de pédagogie et de savoir « instruire », des chirurgiens décortiquant la danse, capables de vous faire sentir et comprendre exactement ce qu'il faut faire pour devenir le danseur espéré. Un couple rodé, au professionnalisme exemplaire, j'ai passé, en tout, deux années à leur côté et je n'oublierai pas la richesse de leur enseignement...

Bret et Joëlle, je suis si heureux de vous avoir rencontré, je m'excuse encore de n'avoir pas poursuivi cet apprentissage du WCS, mais voilà, j'ai dû faire un choix, une autre danse m'attirait et je n'ai pu lui résister... Vous allez quitter prochainement la région Parisienne, je vous souhaite tous le succès et le bonheur que vous méritez, je serai toujours heureux de vous revoir, Merci Joëlle et Merci Bret...

 

 

En Février 2016, dans cette folle envie de danser sur d'autres répertoires musicaux, parallèlement au WCS, je suis tombé amoureux d'un couple, et à travers eux, d'une danse, le Zouk Brésilien avec Alex de Carvalho et sa fabuleuse partenaire, Mathilde Dos Santos, aussi émouvante, que belle et sensuelle... Ce sont "LES" Maîtres à danser du Zouk Brésilien, les spécialistes internationaux de cette danse envoûtante, aussi technique et difficile que sublime et gracieuse. Cette danse nous emporte dans ses ballades enchantées sur une cadence de « Lent, Vite, Vite » qui ne cessent jamais... Une sorte de rêve éveillé, un bain de volupté et cette danse me corresponds si bien... Quelle chance d'avoir à portée de mes pas de danses de tels Maîtres à danser... 

Alex et Mathilde, je suis amoureux, je ne peux que vous suivre !! C'est vous que j'ai choisi, c'est pour vous que j'abandonne le WCS, en Mai 2017, après le Paris Disney Brazilian Festival, c'est le Zouk Brésilien que je veux danser !! Mais un petit retour en arrière s'impose... C'est à la suite de mon départ de la team SoDance Bachata, en mars 2016, que sur les conseils avisés de mon amie Ingrid, j'ai commencé quelques cours de Zouk Brésilien avec Alex et Mathilde, et, naturellement, en septembre 2016, je les ai rejoints. Alexis, Sabrina et virginie étaient les professeurs dévoués aux débutants et c'est avec eux que j'ai commencé l'apprentissage de cette danse. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et demain ?

Qui seront mes nouveaux « Maîtres de Danse » ?

Carine ASSAYAG, directrice de charme et d’intelligence de l’école Cap Danse ? Les routes se croisent toujours avec ceux qui doivent compter dans nos vies, un jour. Cette incroyable "touche à tout" dont la gentillesse et la technique multi-danse n'ont d'égales que la patience et la pédagogie hors norme...

Je te remercie, Carine, de m'aider et de m'accompagner dans la réalisation de mes projets. L'aventure ne fait que commencer, il y a une histoire à écrire, et quelques années pour la réaliser...

 

Et puis encore un nouveau cycle... 2019 à 2022... 

Qui seront, à ce moment, mes futurs « Maîtres de danse » ?

Ils seront nombreux, c'est certain, ils sont si nombreux à être talentueux... Reviendrai-je, à ce moment, à la bachata ?

 

N’irai-je pas, plutôt, vers celui ou celle qui sera mon Maître de Tango Argentin ? Cette danse que je vénère et conserve pour la fin... Comme s'il pouvait y avoir une fin... Qui sait ?

 

 

Je ne peux conclure cet écrit sans parler de mes partenaires, elles ne sont pas « Maîtres de Danses » mais elles m’ont apporté presque autant par la mise en application de tous ces enseignements.

L’une d’entre elles a eu une influence capitale dans mon apprentissage de la Bachata de mars 2014 à mars 2015 et participe encore à mes futurs projets de danse, aujourd'hui. Elle n’a pas ce titre officiel d’instructeur mais à mes yeux elle est, bel et bien, un véritable « Maître de danse » et son nom mérite tout autant d’être cité…

Ingrid Schneider m’a souvent coaché, conseillé, recadré, patiemment, amicalement, de si nombreuses semaines. Ses conseils ont toujours été doux, affectueux et avisés… Et si je vole maintenant de mes propres ailes, je sais que « sans elle », l’oiseau n’aurait pas pris son envol de la même manière et serait resté à voltiger au-dessus du nid… C'est un peu grâce à elle aujourd'hui que je me passionne pour le WCS et c'est encore grâce à elle si je m'intéresse au Zouk du Brésil... Tu peux être surprise, Ingrid, mais tu devais apparaître dans cet écrit... A toi aussi, Princesse, je dois un grand Merci...

 

 

 

 

Comment conclure cet article sur mes « Maîtres de Danse » ?

Il y a quelques temps, j’avais écrit un statut sur mon mur Facebook… Je voudrais, aujourd'hui, le dédier à tous les Maîtres de danse, de France et de Navarre, d'Europe et du Monde, connus ou inconnus, car ils sont les artistes que j'aurais rêvé être... Ces quelques mots leurs appartiennent, ils en sont le parfait reflet :

 

 

La perfection n’existe pas, c’est de l’imperfection que naît la beauté, de ce détail qu’il faut toujours améliorer…

Et le regard de l’artiste ne s’y trompe pas car c’est de ces détails qu’il reste à sublimer que se nourrit sa créativité.

La perfection n’existe pas... C’est un mythe, ici-bas, qui est la source et la richesse de notre immense diversité…

 

 

 

Didier

 

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