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Le Temps Qui Passe...

 

 

Quelques rayons de soleil sur le corps, une brise légère qui murmure à mes oreilles... Des petits chants d'oiseaux... Douce nature qui s'éveille... L'herbe est couverte de pâquerettes... Quelques nuages... Tout est éphémère... Revoilà le soleil... Torcy cet Après midi...

J'aime, j'aime, j’aime !

 

 

Je n'ai jamais autant profité de la vie que depuis que j'ai compris qu'il y avait une horloge qui décomptait le temps, loin d'être une pensée angoissante, c'est une conscience qui nous dit que chaque moment est unique et n'attends que nous pour être sublimé.

Quand on est jeune, on croit tout le contraire, on ne compte pas le temps qui passe, on se croit immortel et paradoxalement ce temps qui passe pèse car il est vide de sens, plein d'obligations futures et de contraintes de performances. Ce temps non compté qui reste à venir est aussi empli d'angoisses car c'est une route d'incertitudes qui se profile... Célibataire ? Marié ? Divorcé ? Santé ? Travail ? Riche ? Pauvre ? Enfants ? Heureux ? Malheureux ? Quelle ville ? Quel pays ? Quel avenir ?... Tant de questions sans réponses, en suspens, qui angoissent et freinent la capacité de vivre l'instant présent pleinement...

 

Je n'ai jamais autant profité de la vie que depuis que j'ai passé les 40 ans et surtout, paradoxalement, depuis que la maladie a touché deux de mes trois enfants, depuis ce jour j'ai compris que tout est éphémère et... Je compte le temps... Le temps qui me reste à être physiquement en bonne forme, le temps passé avec mon épouse, mes enfants, ma famille, mes amis, la danse, la vie... Et c'est ce temps compté qui fait que je vis l'instant comme si tout pouvait s'arrêter demain, comme si plus rien ne pouvait recommencer, alors chaque instant devient unique, privilégié, tellement vrai, tellement présent.

 

Il ne s'agit pas de compter le temps comme un compte à rebours nous menant nul part ou vers une quelconque décrépitude. Non... Il faut compter le temps pour profiter de l'instant et lui donner un caractère unique avec la douce certitude que chaque tranche de vie nous apportera ce qui nous est nécessaire pour préparer nos futurs voyages, car il y aura une fin ici-bas et ce ne sera pas un drame, juste la promesse d'une inconnue et nouvelle existence qui permettra la poursuite de notre histoire et de notre apprentissage... Une fin n'est que le commencement d’une autre chose, c'est quand on ne craint plus la mort que l'on devient serein et qu'on oublie la peur de ces instants qui passent.

 

Vivre l'instant n'est pourtant pas chose aisée car il ne suffit pas de s'affranchir de la peur de la mort, il faut pouvoir contrôler les contraintes de nos corps de matière avec tous leurs cocktails émotionnels, et ce malgré les aléas de la vie. Car les mésaventures multiples s'opposent toujours aux projections que nous avions bâties et les humeurs de l'instant brouillent la vision des choses... J’en suis, du reste, bien malgré moi, un parfait exemple en étant trop souvent prisonnier de ces émotions qui pèsent.

 

Pourquoi se souvient-on, par exemple, des douleurs et oublie-t-on les joies ? Pourquoi, avec le temps, je m'aperçois que ce sont ceux qu'on aime le plus ou ceux dont on attendait quelque-chose de précis qui immanquablement nous deçoivent et, paradoxalement, ce sont ceux qu'on a le plus ignoré, ceux dont on n'attendait rien, qui nous ont le plus rendu ? Est-ce parce que nos attentes sont disproportionnées ? Est-ce le fait même d'avoir une attente qui créé la déception ?

Je ne sais pas, probablement…

Etonnantes leçons de vies que je n'ai toujours pas comprises...

 

Mais à bien y réfléchir, je crois que c'est pour ne pas oublier ce qu'il ne faudra plus jamais réitérer, et à contrario, recommencer, chaque jour, ces joies, qu'il faut impérativement renouveler au rythme de ce temps qui passe... Parfois, quand j'arrive à me libérer des soucis de la vie et de ces émotions négatives qui parasitent, alors je prends conscience que ce temps passé m'engage à aimer plus fort le temps qui reste à venir, et à remercier ceux qui accompagnent mon chemin, un peu, ou longtemps, dans les immenses croisées de routes.

 

 

Je repense ce matin à un message que j'avais adressé il y a peu à une personne qui m'est chère et qui me demandait en pleurant, comment faire pour changer ? Je me souviens de la réponse que je lui avais donné, une philosophie de vie en ce beau dimanche ensoleillé qui ne nuira pas à la beauté de cette journée :

 

« Si tu veux changer alors apprends déjà à te connaître et à comprendre la personne que tu es aujourd'hui, cherche à savoir pourquoi elle en est là, quelles sont ses forces, et ses faiblesses, les pourquoi de ses rencontres, de ses accidents de vie, car il y a une raison, une logique à tout...

Quand ce sera fait, apprends ensuite à aimer la personne que tu es, apprends à la respecter, en tant qu'être unique et ne cherche pas à être autre chose que toi... C'est seulement à ce moment-là que, paradoxalement, tu pourras changer.

 

Vous les jeunes ne le savez pas encore mais le temps qui passe se charge toujours de nous faire évoluer, et de nous changer... Quand les leçons de vie sont enfin apprises, on gagne alors en paix et en sérénité, si ce n'est pas encore le cas, il faut, alors, encore et toujours, recommencer, pour apprendre les leçons de vie, et changer »...

 

Ainsi en est la destinée de ce temps qui passe...

 

 

 

Didier

 

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