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La Peur

 

 

Litanie contre la peur du rituel Bene Gesserit dans le livre DUNE de Frank HERBERT.

« Je ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l'esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l'oblitération totale. J'affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu'elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin. Et là où elle sera passée, il n'y aura plus rien. Rien que moi. »

 

Quand j’étais enfant, j’avais peur, j’étais souvent envahi par de multiples angoisses, j’étais phobique.

Mon cœur s’emballait pour un rien, je sursautais au moindre bruit, j’étais émotif, timide, c’était presque maladif, je stressais pour un rien au point d’en faire des attaques de paniques. J’avais peur de la mort, du temps qui passe... Bref de beaucoup de choses. J’en faisais des cauchemars. Çà m’a bien pourri la vie… Mais çà a nourrit la réflexion d’aujourd’hui.

J’ai compris plus tard que c’était  un héritage de ma famille et en particulier de ma mère, la plupart de mes frères et sœurs avaient des problèmes similaires. Je remarquais que certains de mes oncles et tantes du coté de ma mère portaient les mêmes tares. Il y a donc une vulnérabilité génétique à la peur, une prédisposition et cela me fut confirmé bien plus tard quand à leur tour mes enfants développèrent eux aussi de multiples peurs.

 

Je me souviens de ce livre « DUNE » et de cette litanie des Bene Gesserit que j’ai citée plus haut car elle m’a beaucoup aidé. Je me la répétais comme un mantra et j’ai commencé très jeune à lutter contre La Peur, c’était une question de survie, je vivais dans une cité ou les faibles n’avaient aucune chance.

J’ai passé toute mon adolescence à lutter contre la peur. J’ai ainsi appris qu’elles n’étaient pas inéluctables, on pouvait les combattre et parfois les vaincre. Je m’étais habitué à affronter ma peur, je la bravais et chaque jour dans ma cité, nous nous bâtions contre des plus grands, des plus costauds, des plus méchants. Et je compris très jeune que vaincre ses peurs nous rendait plus forts. Je me souviens du pré-adulte  que j’étais, un jeune homme extraverti, charmeur à des années lumières de l'adolescent de jadis. Mais il persistait en moi une tension permanente, un stress qui me rendait susceptible, irritable, impulsif pour ne pas dire agressif et colérique. J’aurai pu faire n’importe quoi sous l’emprise de la colère.

Je suis convaincu aujourd’hui que ces humeurs fluctuantes et bien souvent irascibles étaient la conséquence d’angoisses aigues ou chroniques, révélées ou refoulées.

 

J'évoque ce parcours car c'est un excellent préambule pour traiter des peurs et c’est une introduction pour mieux illustrer les réflexions qui vont suivre.

 

Je sais aujourd’hui qu’il ne faut pas écouter nos peurs car elles ne sont pas bonnes conseillères.

Je sais aussi qu’il y a une vulnérabilité génétique chez certains d’entre nous. Certaines glandes de notre cerveau, comme l’amygdale entre autre, sont trop sensibles et sont responsables de dysfonctionnements pathologiques dans la gestion des mécanismes de la peur. Je sais aussi que combattre la peur est obligatoire pour vivre le bonheur ou plutôt pour permettre au bonheur de demeurer en nous car il ne peut y avoir de place pour lui si la peur nous domine. Il y a des peurs intenses et chroniques, elles peuvent devenir maladives mais il y a aussi tous ces mécanismes de peurs non pathologiques qui nous habitent et c'est ce qui m'intéresse dans cet article.

 

 

Quelles sont les questions qu'il faut commencer à poser ? A quoi servent les peurs ? Ont-elles une utilité ?

 

Il fut un temps, il y a bien longtemps ou les peurs nous sauvaient la vie chaque jour !

L’Homme de la préhistoire que nous fûmes a pu survivre grâce à ses peurs car la peur est un merveilleux signal d’alarme, elle nous alerte, elle nous dit « prend garde, soit prudent, fais attention… »

Sans les peurs nous serions morts depuis longtemps. L’espèce humaine n’aurait jamais survécu. La peur sert à la  protection et la survie de l’espèce et c’est toujours valable aujourd’hui dans le règne animal comme dans celui des Hommes.

Imaginez une antilope dans la savane s’abreuvant devant une étendue d’eau, « sans peurs » elle serait morte en un rien de temps, mangée par des bêtes sauvages.

Imaginez un homme sans mécanismes de peurs, il pourrait prendre le risque de traverser une autoroute par exemple et mourrait irrémédiablement écrasé, ou devant un précipice sans respecter aucunes règles de prudences, il finirait par tomber par imprudence.

Imaginez un employé dans le cadre de son travail, insensible à la peur, il insulterait son patron sans retenue à la moindre frustration et…Il serait viré. Sans travail stable que ferait-il ? Il finirait par mourir de faim ou de froid. J’exagère peut-être mais les peurs sont toujours nécessaires aujourd’hui et il serait fou de vouloir s’en débarrasser totalement. Toutefois, elles sont moins utiles qu’hier, du temps de nos ancêtres néanderthaliens. Et surtout sans raisons d'être, elles deviennent délétères.

 

Alors faut-il partir en croisade contre les peurs ?

Je crois que oui, souvenez-vous de mon histoire et de celle de tant d’autres autour de nous.

Les peurs sont plus malfaisantes que bienveillantes, ce qui ne va pas, c’est notre cerveau et les mécanismes de peurs qu’il contrôle, ils sont restés archaïques, ils ne se sont pas encore adaptes à l’évolution de nos sociétés, ça va trop vite pour notre évolution physiologique qui pourtant viendra nécessairement comme le professait Darwin.

 

En Résumé, nos systèmes physiologiques d’alertes n’ont pas encore suffisamment suivis l’évolution de nos sociétés d’hommes. La conséquence, c’est que les peurs ou angoisses sans fondements sont fréquentes et deviennent délétères pour nous, il faut les combattre pour que notre cerveau apprenne et mette en place des mécanismes de compensations autres, permettant de mieux réguler les peurs.

 

Les combattre ? Oui mais comment faire ?

La peur et les angoisses sont des réactions émotionnelles que l’on peut rationaliser, contenir, éradiquer même, par la pensée.

Il faut combattre les peurs inutiles en argumentant à soi-même, ainsi notre cerveau logique comprend et se rassure et finit par moins utiliser la peur quand il sait que l’alerte n’est pas nécessaire. Une sorte de thérapie cognitivo-comportementale.

Je suis convaincu qu’un des processus à l’origine de beaucoup de maladies psychiatriques, ce sont les peurs. Beaucoup de psychiatres pensent aujourd’hui qu’elles sont plutôt des comorbidités de pathologies névrotiques ou psychotiques, moi je suis convaincu que dans la majorité des cas les peurs ne sont pas qu'une comorbidité mais plutôt le facteur à l’origine des problèmes, le facteur déclenchant.

Il faut que nos internes de psychiatrie ou psychologues travaillent et étudient ces sujets avec beaucoup plus de profondeur, nous aurions tout à y gagner. Pas seulement les souffrants, mais nous tous.

C’est un message que je leur adresse, intéressez-vous aux mécanismes de peurs étudiez les et trouvez nous des solutions nouvelles.

 

 

A mon humble niveau, voilà quelques pistes que j'ai expérimentées, elles sont simples en théorie et si difficiles en pratique.

 

Il faut à chaque fois, réfléchir aux décisions que nous voulons prendre en se posant les questions : « Sont-elles dictées par la peur ? Si oui, cette peur est-elle un paramètre valable, à prendre en compte dans notre réflexion ? »

En fonction des réponses, il faudra alors repenser nos décisions. Si on s'aperçoit qu'un de nos actes est motivé par une peur et que cette peur n’a pas lieu d’être, alors il faut l'abandonner car il sera inapproprié.

 

Il faut garder les peurs uniquement pour ce qu’elles font de mieux: nous protéger et nous prévenir du danger.

Pour le reste, elles sont à éviter et à ne pas écouter.

Combattre les peurs nous rends plus forts, plus apaisés, plus sages, plus conscients de nous-mêmes et de notre environnement, plus à l’écoute de nos désirs et de nos besoins.

 

 

Mais combattre nos peurs, çà veut dire quoi ? Et comment repenser une décision si on l'estime conditionnée par la peur ? 

Il faut pour cela éduquer notre cerveau en rationalisant les peurs, il ne s’agit pas de les nier, il s’agit de les accepter comme une probabilité, parfois même une fatalité inéluctable, être capable de les comprendre et d’en accepter toutes les conséquences. Etre capable de rationaliser voir même de positiver sa peur pour pouvoir l'accepter et au final l'intégrer.

Pour moi la seule solution c'est de réussir à accepter le pire possible tout en espérant à chaque fois le meilleur !

 

Les systèmes de la pensée sont fondamentaux mais ils ne peuvent agir que si notre cerveau reste accessible, que s'il n’est pas bloqué par de vieux traumatismes et encore cela sera bien souvent insuffisant. Par conséquent, je crois qu’il nous faudra probablement s'inventer une théologie ou une philosophie de vie nous rendant capable d'accepter le pire tout en espérant le meilleur.

 

  1. 1ere étape, comment faut-il rationaliser une peur ?

Il faut sortir son plus bel habit de VRP et se vendre l’article à soi-même ! Et il faut être bon, convaincant, il faut réussir « la vente » en trouvant tous les arguments qui prouverons que cette peur n’a pas lieu d’être.

 

  1. 2eme étape, plus difficile, comment accepter une peur et ses conséquences possibles ?

Je le disais précédemment, accepter le pire tout en espérant le meilleur. Un mélange en quelque sorte de fatalisme et d’espoir.

La puissance du « al mekthoub » combinée à la force de la prière.

Ainsi, la loi universelle de la résonnance ou de l’attraction (que je n’ai pas voulu expliciter dans cet article, j'ai déjà écrit sur le sujet) pourra s’appliquer normalement.

 

Exemples :

  • « J’ai peur de perdre mon travail et ça me bouffe au quotidien». Il faut accepter cette possibilité en se disant qu’on trouvera autre chose car on a du talent, que perdre cet emploi ce n'est pas si grave... Si on y arrive, la peur devient alors caduque.

 

  • Autre exemple, "la peur de la mort", si on accepte l’idée que la mort fait partie de la vie, que les 2/3 de la planète croit en la résurrections des Ames et que notre prochaine vie pourrait être bien meilleure… Ou alors de se dire que c’est parce que l’on va un jour mourir qu’il faut avant tout se focaliser et profiter du vivre…Tout devient diffèrent.

 

 

Il y a beaucoup de façons de rationaliser pour accepter les peurs, il faut trouver l’argument qui marchera sur nous, être le meilleur des VRPs au service d’une noble cause : chasser les peurs inutiles, "dresser" notre cerveau par la pensée et ainsi mieux vivre tout simplement.

 

Si on se montre inventif, on peut tout rationaliser, positiver… Même le pire. On peut arriver à intégrer la peur en soi pour ne plus lui donner corps. C’est peut-être la vraie raison pour laquelle j’écris cet article.

La loi de la résonnance est vraie : on attire ce que l’on est !

Si on a peur, le paradoxe, c’est que nous allons matérialiser ces peurs et les rendre réelles.

Un monde de peurs est plus facile à gouverner, à contrôler mais il ne rend pas les gens meilleurs.

Contrôler nos peurs nous amènera à changer, c'est évident,  mais pourquoi pas ? La vie est changement !

 

Voilà quelques réflexions que j’essaierai de faire évoluer avec le temps.

 

 

Didier

  

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