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La Cavale du Zèbre

 

 

« Ceux qui pensent que l’intelligence a quelques noblesses n’en ont certainement pas assez pour se rendre compte que ce n’est que malédiction »… Martin PAGE.

 

C’est un aperçu quelque peu provocateur mais tellement au cœur du sujet que je veux aborder dans cet article… Mais à tout seigneur, tout honneur, je ne peux commencer ce propos sans citer la psychologue Jeanne SIAUD-FACCHIN, experte des surdoués, dont les écrits m’ont beaucoup inspirés pour cet article.

Elle pose dans un de ses livres, « L’adulte surdoué » cette question :

 

« Trop intelligent pour être heureux ? »

 

Cette question me tient réellement à cœur pour beaucoup de raisons… J’ai vu tellement de souffrance autour de moi, y compris parmi les êtres qui me sont les plus chers, avec des destins désormais orientés et cruellement marqués... A jamais... Alors que la fleur ne demandait qu’à éclore. Ça peut paraitre surprenant de parler ainsi de gens qui n’auraient pour seul problème que d’être trop intelligents et pourtant… 

Je voudrai sensibiliser à mon tour sur le profond mal-être que peuvent ressentir ces personnes qui auraient tout pour être heureuses mais qui n’y arrivent pas…

« Comme si l’extrême intelligence créait une sensibilité exacerbée, comme si elle pouvait aussi fragiliser et parfois faire souffrir… ».

 

Je me souviens que l’idée de cet article m’est venue en dansant, il y a quelques temps déjà, c’était lors d’une conversation avec Laetitia, la sœur d’une amie… Et oui, il m’arrive de parler même quand je danse ! Bon je vous rassure, ce n’est pas si fréquent et vous avez compris que c’est un sujet important pour moi…

Beaucoup de personnes sont concernées finalement, on en voit un grand nombre dans les milieux de la danse car la musique et la danse apaisent ces personnalités fragiles et complexes.

On pourrait tellement atténuer leurs mal-être, voir leurs souffrances, si elles comprenaient seulement leurs différences…

Alors comme toujours, à chaque fois que quelque chose me révolte ou me dérange, je prends mon bâton de pèlerin, dans le cas présent ma plume ou plutôt mon clavier, et je crie… j’écris…

 

Selon cette psychologue aux travaux reconnus, que je citais précédemment et que je vous encourage vivement à lire, être surdoué n’est pas forcément une malédiction, c’est au contraire une richesse, un don de naissance, mais c’est aussi une différence qui peut susciter un sentiment de décalage avec l’impression de ne jamais être vraiment à sa place… 

Alors, « Trop intelligent pour être heureux ? », il est temps d’expliquer pour comprendre et savoir s'il y a une issue ou si c'est une fatalité !

 

 

 

Le bonheur est difficile à obtenir pour tout le monde et ce sera malheureusement encore plus vrai pour les surdoués car ce sont pratiquement tous des hypersensibles aux parcours de vies très souvent douloureux et chaotiques. L’hyper-Intelligence est liée à l’hyper-sensibilité même si l’inverse n’est pas vrai :

Tous les hypersensibles ne sont pas des surdoués et si le bonheur pour eux aussi est compliqué à trouver, il reste pour le surdoué comme une quête du Graal, inaccessible, car les multiples Intelligences exacerbent son hyper-sensibilité qui le paralyse.

Jeanne SIAUD-FACCHIN, l’exprime très bien :

« Le surdoué a deux facettes indissociables : L’intellectuel et l’Affectif… Il a toujours l’émotion aux bords des lèvres et la pensée aux frontières de l’infini ».

 

Les surdoués représentent 2% de la population avec la proportion de trois femmes pour un homme et c’est la plupart du temps héréditaire… Une affaire de famille. Il y a tant de surdoués aujourd’hui malheureux, en échecs, solitaires, incompris et fragiles… Mais leur devenir peut même être bien pire…

Si leur développement a été marqué par des difficultés affectives multiples, ils peuvent présenter de graves troubles psychologiques ou psychiatriques. Le nombre d’erreurs de ces diagnostics chez les surdoués est du reste impressionnant même si les symptômes sont bien souvent réels, les conclusions des spécialistes méconnaissant la personnalité particulière des surdoués sont beaucoup trop hâtives (schizophrénie, troubles bipolaires, labilité de l’humeur, dépression, personnalité borderline, phobies, troubles anxieux, hyper-vigilance, insomnies…) et les dégâts provoqués sur la personne ainsi étiquetée sont bien souvent irréversibles.

A l’âge adulte, il n’est pas rare de voir la personnalité de beaucoup de surdoués se construire de façon bancale, sur des renoncements et des blessures, sur des mécanismes rigides qui ont pour seul mérite de les protéger de leur trop grande vulnérabilité…

 

La plupart des surdoués s’ignorent et pour ceux qui ont été dépistés, comment peuvent-ils accepter cette étiquette de surdoué, ridicule et inutile, quand rien ne va à la maison, à l’école ou au travail ? Comment accepter l’idée même d’être surdoué quand votre vie est une succession d’échecs ? « Raté » serait presque un terme plus approprié pour certains surdoués…

Mais avec le temps, beaucoup d’entre eux apprennent à mieux se connaitre et à s’accepter tel qu’ils sont finissant par devenir malgré tout des vieux heureux, après avoir été des jeunes bien trop souvent malheureux !

 

Mais une précision s’impose…

Quand on parle de surdoués, on imagine presque automatiquement un être qui a une surcapacité, quelqu’un qui fait exactement ce que font les autres… En mieux ! Si on comparait les surdoués à des chevaux, ils seraient forcément les plus grands, les plus forts, les plus rapides et les plus beaux, ceux qui gagnent toutes les courses, ceux qui à l’arrivée finissent toujours premiers… 

Mais si je vous disais que le surdoué a horreur de la performance qui le tétanise, qu’il est très diffèrent des autres chevaux ?

Si je vous disais que le surdoué ressemble plutôt à un zèbre ?

Le seul à ne jamais pouvoir être dressé, le seul à vouloir systématiquement se cacher, le seul à ne jamais ressembler à un autre. La psychologue, Jeanne SIAUD-FACCHIN, a raison, le surdoué s’apparente bien à un zèbre !

Dans la nature, tous les zèbres sont différents, leurs rayures sont uniques et les marquent de manière définitives, c'est pareil pour les surdoués exhibant aux yeux de tous leurs pesantes différences, comme les multiples cicatrices de leurs tumultueux vécus. Ainsi, les surdoués ne sont pas des chevaux de courses mais des zèbres, pour la plupart souffrants et très souvent perdus. Leurs cavalcades ne sont pas des courses de vitesses mais des cavales pour fuir… Le plus souvent eux-mêmes !

 

Mais qu’ont-ils de différents et pourquoi souffrent-ils ?

S’ils sont surdoués, sont-ils plus intelligents ?

 

J’ai écrit dans mon précédent article « Euréka », sur la catégorisation des différentes Intelligences, qu’au-delà de la résolution d’un problème, l’Intelligence était, à mon sens, la faculté de penser, et la grande Intelligence la multiplication des pensées… En cela, il est clair que les zèbres sont alors extrêmement intelligents car ils multiplient les pensées, ils sont même envahis par les pensées.

Mais ils sont surtout intelligents autrement, ils ne sont pas surdoués dans la « norme » sociétale d’Intelligence et c’est bien là leur problème : ils ont un mode de fonctionnement diffèrent.

Et c’est uniquement en apprenant à se maitriser, en comprenant pourquoi et en quoi ils ne sont pas dans la norme qu’ils pourront un jour exprimer, sans souffrir, les immenses qualités humaines qui les caractérisent. Ils sont nés zèbres, c’est une chance et un don de naissance, ce ne doit pas être un malheur ou un problème et il faut les aider à s’affirmer et à "s'apprivoiser".

 

Ils doivent apprendre à gérer leurs grandes ressources intellectuelles avec des intelligences hors normes démultipliant leurs capacités de compréhension, d’analyses, de mémorisation. Ils doivent apprendre à contrôler un système réceptoriel ultra développé avec une sensibilité, une émotivité, une réceptivité affective qui sont exacerbées par la perception intensive de leurs sens, une hyperesthésie permanente due à la multitude de capteurs étonnamment sensibles. Ils sont capables de ressentir et percevoir avec une lucidité acérée les composants du monde matériel et des relations humaines avec une réactivité émotionnelle qui malheureusement leur est bien souvent délétère et provoque de multiples anxiétés diffuses.

 

Ils ont le sens de l’empathie et une intuition hors du commun comme s’ils possédaient un sixième sens car l’intuition n’a rien d’illogique, bien au contraire ! Elle est la conséquence d’association d’idées d’une extrême rapidité, de compréhension et d’analyses provenant de sources différentes, traitées de manière inconsciente car beaucoup trop rapides et multiples pour être mémorisées dans le champ de la conscience.

Comment prouver alors que c’est vrai ?

C’est toute la difficulté, mais c’est une chance extraordinaire qui est offerte aux surdoués. Henri POINCARRE, mathématicien de renom, disait « c’est par la logique que l’on prouve et par l’intuition que l’on découvre ».

Le  zèbre, en résumé, n’est pas « quantitativement » plus intelligent qu’un autre, il a surtout des Intelligences « qualitativement » très différentes avec cette hypersensibilité qui lui donne des perceptions très largement au-dessus des autres.

 

Comme je l’expliquais dans « Euréka », un cerveau intelligent est comme « boosté » et peut analyser, mixer, synthétiser, une plus grande quantité de paramètres et d'informations et c’est parce que le zèbre a cette faculté qu’il va se poser une multitude de questions, tout le temps. Son apaisement ne viendra que de la réponse qu’il pourra leur trouver. Le problème d’être trop intelligent, c'est cette faculté à se poser des questions, toujours des questions, beaucoup trop de questions, or l'absence de réponses à ces questions ou pire des réponses erronées vont malheureusement envahir et pourrir le quotidien du zèbre. Plus il va se poser de questions et plus il sera angoissé par l'absence ou l'incertitude des réponses trouvées.

Car le zèbre doute toujours et le doute non maitrisé le paralyse… Paradoxalement, ce doute deviendra, avec les années, le meilleur allié de son Intelligence car le doute questionne l’Intelligence et s’assure en permanence de la pertinence des réponses… Quand il est maitrisé.

 

Le cerveau du zèbre carbure trop et de manière trop anarchique,

risquant la perte de contrôle avec son lot de catastrophes…

Dans la tête du zèbre tout va très, très vite, trop vite, aussi bien le cerveau gauche avec ses immenses capacités analytiques, logiques, sa rationalité, son raisonnement, sa communication verbale, son organisation et sa structure…, que le cerveau droit avec son formidable traitement des données de façon global et simultané, ses informations en images, ses associations d’idées en arborescence, son intelligence intuitive, créative, sa pensée divergente et originale… Les deux cerveaux du zèbre fonctionnent toujours de concert et toujours de manière intensive. Ils créent un bouillonnement cérébral qui finit par pousser le zèbre épuisé à ne plus vouloir penser, à se mettre au repos, il lui devient impossible de sélectionner les infos, il y en a trop et tout va toujours plus vite…

 

Pour couronner le tout, le zèbre est un affectif or quand les émotions s’en mêlent, ou devrai je dire « s’emmêlent » elles paralysent encore plus le tri des informations… Terrible implication émotionnelle, toujours trop forte, encore une fois, c’est toujours trop…

Alors, parfois, quand tout devient incontrôlable, c’est l’explosion avec ce débordement des émotions, c’est la crise, quand bien souvent le point de départ n’était pourtant qu’un détail insignifiant…

Mais voilà, un rien peut déclencher des bouffées émotionnelles chez le zèbre, souvent incontrôlables et toujours incomprises.

D’ailleurs, le zèbre est un éternel « incompris en colère » qui se sent souvent seul, étranger aux autres et bien souvent à lui-même.

 

Il faut comprendre que l’extrême lucidité qu’il a sur le monde, rend très difficile la sérénité intérieure, elle éclaire le moindre petit détail et le regard sur soi est toujours impitoyable car tout doit être parfait pour notre zèbre ! Il y a malheureusement beaucoup de troubles de l’estime de soi chez l’adolescent surdoué qui navigue entre le sentiment « je suis capable de tout » et celui « de nullité profonde». 

Les zèbres finissent par devenir des personnalités d’une grande force… Mais souvent très fragile, ce sont des colosses aux pieds d’argile. Et puis vient la peur car ils se font du souci pour tout le monde, que d’angoisses, de stress et de phobies chez les zèbres… 

C’est évident, Il faudrait surtout ne plus penser ! 

Car c’est penser qui les fait souffrir !

 

Voilà vous avez compris de quoi est fait le zèbre, c’est une Intelligence intense couplée à une sensibilité exceptionnelle. Vous comprenez mieux pourquoi il est difficilement heureux, ses cavalcades sont trop longues, sans buts précis, il court à en perdre haleine et se perd… Le zèbre n’aura pas d’autres choix que de maitriser ses cavales… La cavale du zèbre… C’est là qu’est le secret, garder le contrôle de ses cavales pour pouvoir être heureux !

 

Dans « Euréka », je rappelais cette chanson de Georges BRASSENS qui disait : « quand on est con, on est con… », Elle me fait penser à l’adage populaire qu’on entend parfois : « Un imbécile heureux… » Et si c’était vrai ? Bon évidemment, c’est une caricature, et loin de moi l’idée de cliver d’un côté « Les imbéciles » et de l’autre «  les Surdoués » mais les caricatures permettent de mieux comprendre… Alors imaginez quelqu’un qui fait par essence les choses bêtement, sans se poser trop de questions et sans chambouler ses émotions, il est intérieurement plus serein et probablement plus heureux… Bon c’est évidemment une caricature et de toute façon ce n’est pas une solution souhaitable pour le zèbre.

Pourtant combien de zèbres ont espéré que çà leur arrive ?

 

Si ce n'est pas la solution, alors que faut-il faire ?

Eh bien, tout le contraire… Le zèbre doit utiliser et développer son Intelligence pour pouvoir ainsi trouver une réponse pertinente et du coup apaisante à chacune de ses questions.

Toujours plus d’Intelligence pour rationaliser et contrôler ses émotions afin de relativiser toutes ses questions. Et puis comprendre à la fin que la clé n’est pas la recherche de « bonnes réponses » à une foule de questions toujours plus nombreuses, la clé c’est la recherche de « bonnes questions » !

En oubliant tout ce qui n’a que peu ou pas d’intérêts, tout ce qui est dicté par les peurs et autres émotions brusquement jaillissantes ou longuement refoulées.

C’est ainsi que le zèbre maitrisera sa cavale, utiliser son Intelligence pour contrôler ses affects et trouver dans le même temps, sagesse et sérénité. C’est vital pour lui, c’est une question de survie !

 

La cavale du zèbre… Le zèbre fuit... Parce qu’il est diffèrent et il a peur. La première chose à faire pour un zèbre afin de maitriser cette cavale, c’est déjà de comprendre sa différence, son fonctionnement, comprendre en quoi son système réceptoriel est plus fin que celui de ses camarades et à l’origine de son hyper-sensibilité. Il doit plus que quiconque apprendre à se connaitre pour mieux se maîtriser et contrôler ses émotions. Comprendre sa différence lui permettra d’être plus tolérant, plus compréhensif et patient avec son entourage familial ou amical qui ne peut le suivre aussi vite dans ses réflexions. Il évitera ainsi le piège d’être méprisant ou blessant quand il coupera les conversations dont il connait déjà la suite et quand il se comportera comme un Mr ou Mme « Je sais tout » arrogant. 

Il lui faudra pour cela apprendre aussi à relativiser ses problèmes pour éviter les frustrations, l’incompréhension, les colères et rechercher régulièrement, peut-être, la compagnie d'autres zèbres qui pourront le comprendre.

 

La deuxième chose essentielle pour le zèbre, c’est l’estime de soi,

elle est capitale et devra être globalement toujours positive. 

C’est la clé de la liberté pour un zèbre qui devra utiliser toute son intelligence pour faire grandir cette image de lui-même et obtenir d’autrui la valorisation, la compréhension, la bienveillance et l’amour nécessaires à son épanouissement.

Sans une forte estime de soi, le zèbre n’aura de cesse que de se détruire.

 

Et enfin, la troisième chose que tout zèbre doit savoir, c’est que ses immenses capacités, une fois maitrisées, lui donneront un plaisir de vivre et une perception du bonheur qui seront démultipliés, intenses… Le zèbre vivra chaque instant avec une véritable pleine conscience, il aura en permanence avec lui :

 

  1. L’Intelligence comme inépuisable ressource
  2. L’Hyper-sensibilité comme réserve de talents
  3. La Créativité comme éternelle perspective
  4. L’Empathie comme formidable compétence
  5. L’Intuition comme incroyable clairvoyance

 

Avec ça, il ne manque que quelques carottes pour pousser le zèbre à aller toujours plus loin (ça ne marche pas qu’avec les ânes) :

 

  1. L’Ennui pour le pousser au changement
  2. Le sens du challenge, si l’estime de soi est suffisante, pour obtenir le dépassement de soi
  3. L’Idéalisme pour focaliser ses réflexions et répondre à ses besoins existentiels
  4. L’Energie, presque surnaturelle des zèbres qui vont bien, comme arme ultime, pour aller au bout de leurs nombreuses passions.

 

 

Je voudrai achever cet article, "la cavale du zèbre", en vous proposant de lire la conclusion de Jeanne SIAUD-FACCHIN dans son livre « L’adulte surdoué » car je voudrai vraiment inciter, tous ceux qui se reconnaitront dans cet article ou simplement ceux qui seront intéressés, à lire les livres de cette experte reconnue dans le domaine des surdoués. ça peut réellement changer beaucoup de choses dans votre vie, dans celle de vos amis ou celles de vos enfants car vous l’avez compris maintenant, il n’y a pas de fatalité et le bonheur est également possible pour les zèbres…

Il peut même être exceptionnel !

 

 

 

Didier

 

 

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« …Tout au long de la rédaction de ce livre, il m’est arrivé fréquemment de m’interroger : et si tout cela était pure chimère ? Et si les surdoués n’étaient pas ceux que je décris ? Et si tous ces détracteurs ignorants avaient raison et qu’il est inutile de se préoccuper de ces êtres comblés par la nature ?

 

Si, je vous assure, cela m’est arrivé plus d’une fois d’être assaillie de ces doutes insidieux ! Et puis quelques instants plus tard, je me retrouve en face d’un enfant, d’un adolescent, d’une famille, d’un adulte et, dans leur histoire, dans la nature de leur désespoir, de leur errance, dans leurs mots et dans leur attitude, la fulgurance de la certitude revient avec une force inouïe. Mais comment ai-je pu un seul instant penser que l’incroyable singularité de ces personnalités ne relevait pas d’une réalité  clinique avérée ? Alors, emplie de cette évidence, nourrie de tout ce qui a été dit, décrit, prouvé, confirmé aujourd’hui par la science, je revenais à l’écriture avec une fougue et une volonté de transmettre encore plus vivaces. Vous existez, j’en suis sur, je vous ai rencontré !

 

Puisse ce livre vous aider à vous révéler dans toute la magnificence de ce que vous êtes, avec cette intelligence intense et cette sensibilité exceptionnelle qui font de vous des personnalités d’une telle force fragile. Prenez intimement, définitivement conscience de chaque parcelle qui vous constitue et qui fait de vous un être singulier aux multiples talents malgré les nombreux pièges.

 

Profitez-en et rayonnez autour de vous. Le monde en a besoin. Votre réussite de vie est aussi celle de tous.

Et souvenez-vous de cette chose simple : on peut avoir été un enfant ordinaire et devenir un adulte extraordinaire. Rien n’est jamais joué tant que l’on est en vie. A chaque étape de sa vie, on peut prendre un nouveau chemin. Tout est toujours possible. Modifier sa route, modifier son regard sur soi et sur les autres est une merveilleuse aventure. Cela fait peur, bien sûr, mais que de nouveaux plaisirs en perspective !

 

Et surtout, surtout, gardez précieusement votre âme d’enfant, votre naïveté rafraichissante, votre créativité jaillissante, votre sensibilité bouleversante, votre curiosité toujours en alerte, votre intelligence bouillonnante. Gardez tous ces trésors qui font de vous un adulte, résolument diffèrent. Un adulte qui ne devient jamais une grande personne ».

 

 

Jeanne SIAUD-FACCHIN

 

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Commentaires

  • Un zèbre (jeudi, 29. octobre 2015 20:42)

    C'est 2% pas 20%

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